Comment augmenter l’intensité d’un conflit émotionnel ?

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PREMIERE PARTIE : LES BASES DE LA DRAMATISATION

CHAPITRE II : LE CONFLIT EMOTIONNEL (huitième article)

a-nous-quatre

Dans mon article précédent, je vous ai donc expliqué un peu plus en détail ce qu’était le risque narratif et comment il fonctionnait.

Pour rappel, un risque narratif, c’est tout simplement un objectif fondamental que l’on rajoute autour du franchissement d’un obstacle. On peut rajouter autant de risques que l’on souhaite autour d’un même obstacle, mais il en faut au minimum deux clairement énoncés pour que cela ait le moindre impact sur le public. On peut ajouter ce risque sur le franchissement de l’obstacle en lui-même ou sur le résultat de la tentative, peu importe. En revanche, j’ai bien précisé qu’il était absolument nécessaire que le risque soit rattaché à au moins un obstacle – il peut tout à fait être rattaché à plusieurs – pour exister dans le récit aux yeux du public : un risque doit toujours être « risqué », « pris », sans quoi, il n’a aucun effet dramatique.

Selon sa nature, un risque sera incitatif, c’est-à-dire qu’il poussera le personnage à entreprendre le franchissement de l’obstacle : soit que le personnage risque de gagner quelque chose de plus en franchissant l’obstacle, soit qu’il risque de perdre quelque chose s’il ne fait rien ; ou il sera dissuasif, c’est-à-dire qu’il poussera le personnage à hésiter avant de franchir l’obstacle : le personnage risque de perdre quelque chose en tentant de franchir l’obstacle.

Mais j’ai clairement expliqué que, quoi qu’il arrive, pour qu’un risque ait le moindre effet, il doit impérativement être montré, décrit au public, afin que celui-ci ait bien conscience qu’en franchissant l’obstacle le personnage met en péril ceci ou peut éventuellement gagner cela. Si le public n’a pas conscience des risques, il ne peut donc pas être impacté par ceux-ci.

La question est donc : quel intérêt peut-on avoir réellement à ajouter des risques autour du franchissement d’un obstacle ?

 

J’en ai déjà parlé dans le troisième article de ce chapitre, mais le premier effet immédiat d’ajouter des risques autour du franchissement d’un ou plusieurs obstacles, c’est évidemment d’augmenter l’intensité du conflit émotionnel que représente cet obstacle.

En effet, je l’ai déjà dit dans le tout premier article de ce chapitre, le conflit émotionnel, c’est la distance qui sépare nos chances d’échouer à atteindre un objectif (c’est-à-dire, dans un récit à franchir un obstacle) de nos espoirs de succès. Et on peut augmenter cette distance, et donc l’intensité du conflit émotionnel en lui-même, de deux manières différentes : en augmentant l’espoir de réussite ou en augmentant les chances d’échouer. Et le risque narratif permet justement de faire l’un et l’autre, selon qu’il soit incitatif ou dissuasif.

Un risque incitatif, augmente nos espoirs de réussite. En effet, que ce soit parce que le personnage risque de perdre quelque chose s’il ne franchit pas l’obstacle, ou que ce soit parce qu’il peut éventuellement gagner quelque chose de plus en franchissant l’obstacle, le public comprend très vite que le personnage a beaucoup plus à gagner en réussissant à franchir l’obstacle et beaucoup plus à perdre en échouant. Le plaisir que le public anticipe vis-à-vis d’un succès est donc beaucoup plus grand avec ces risques que sans. Le conflit émotionnel est donc effectivement plus intense, parce que les espoirs sont plus grands : on a vraiment envie qu’il franchisse l’obstacle.

Un risque dissuasif, à l’inverse, augmente les chances d’échouer. En effet, parce que l’on risque quelque chose en plus en tentant de franchir l’obstacle, on rend son franchissement plus difficile, plus hasardeux, moins sûr. On anticipe que davantage de problèmes peuvent survenir au cours du franchissement. Pire encore, il est même tout à fait possible que le personnage risque de perdre quelque chose quand bien même atteindrait-il son objectif, ce qui gâcherait une partie du plaisir anticipé pour la réussite. Une victoire totale sur l’obstacle devient plus complexe à atteindre, les chances d’échouer sont donc plus grandes.

Dans les deux cas, on augmente donc naturellement la distance entre les chances d’échouer et l’espoir de réussite et on augmente donc l’intensité du conflit émotionnel. Ce qui va permettre, par la suite, de créer des émotions plus grandes, plus fortes, plus intenses dans le franchissement de l’obstacle.

 

Pourtant, augmenter l’intensité du conflit émotionnel est loin d’être le seul apport du fait d’ajouter des risques autour du franchissement d’un obstacle.

Tout d’abord, de la même manière qu’augmenter la valeur d’un obstacle augmente le suspense, ajouter des risques augmente aussi le suspense. En effet, j’expliquerai plus en détail le mécanisme dans le prochain chapitre, mais ajouter des risques ajoute des incertitudes autour du franchissement de l’obstacle : le personnage va-t-il pouvoir obtenir tout ce qu’il souhaite obtenir ? va-t-il perdre ce qu’il risque de perdre ? Il ne s’agit plus seulement de s’inquiéter de savoir s’il va réussir ou non à franchir l’obstacle, mais effectivement de s’inquiéter de beaucoup d’autres choses en même temps. Et donc, le suspense est renforcé.

Ensuite, et c’est là encore quelque chose que j’aborderai plus longuement dans un futur chapitre, mais les risques introduisent la notion et la possibilité de conséquences – collatérales ou non – au franchissement d’un ou plusieurs obstacles. En effet, en risquant plusieurs choses en tentant de franchir un obstacle, le personnage s’expose en réalité à toutes sortes de conséquences sur sa vie et surtout sur l’intrigue en elle-même. Or, nous le verrons dans ce futur chapitre, ces conséquences sont le seul et unique moyen de faire exister des éléments narratifs aux yeux du public. Et le simple fait que le personnage risque ces conséquences permet déjà de les faire exister, j’y reviendrai.

Enfin et surtout, ajouter des risques autour du franchissement d’un obstacle va nécessairement changer notre désir de voir le personnage franchir l’obstacle.

De fait, les risques incitatifs, parce qu’ils ajoutent des gains possibles au franchissement de l’obstacle ou parce qu’ils ajoutent des pertes possibles en cas d’inaction ont naturellement pour conséquence que le personnage a tout à gagner à tenter de franchir l’obstacle. Du coup, en tant que public, si nous nous identifions à ce personnage et que nous avons envie qu’il atteigne ses objectifs fondamentaux (ou même concrets), nous avons d’un seul coup davantage envie qu’il franchisse l’obstacle, car nous savons tout ce qu’il pourrait gagner en le tentant ou tout ce qu’il pourrait perdre en ne faisant rien. Comme nous avons conscience de tous ces risques pour le personnage, nous ne souhaitons pas seulement qu’il tente de franchir l’obstacle, nous allons parfois jusqu’à réclamer qu’il le fasse. Ajouter des risques incitatifs est donc un excellent moyen de guider et de maîtriser l’anticipation du public, de lui faire désirer que l’action du récit se dirige vers une destination précise que vous avez vous-même choisi en tant qu’auteur.

De l’autre côté, un risque dissuasif force le personnage à y réfléchir à deux fois avant de se lancer dans le franchissement d’un obstacle. Mais justement, s’il choisit quand même de poursuivre, malgré ce qu’il risque de perdre, cela prouve au public à quel point il est désireux d’obtenir ce qu’il cherche à obtenir en franchissant l’obstacle. Tout comme le fait d’augmenter la valeur de l’obstacle, cela donne immédiatement au public une information très forte quant à la valeur qu’a l’objectif pour le personnage : cela nous informe sur la hiérarchie des valeurs et des objectifs fondamentaux du personnage. En effet, si le personnage accepte de risquer sa vie pour atteindre tel objectif, on sait immédiatement à quel point atteindre cet objectif est important pour lui.

En conséquence, si le public s’identifie au personnage, il aura là encore davantage envie que le personnage atteigne cet objectif particulier, car il anticipera que le plaisir ressenti par le personnage sera encore plus grand s’il parvient à l’atteindre.

Et donc oui, au-delà d’augmenter l’intensité du conflit émotionnel, ajouter des risques autour du franchissement d’un obstacle va naturellement renforcer le suspense du passage ou de la scène, l’envie qu’a le public de voir le personnage franchir l’obstacle, faire exister des conséquences possibles sur l’intrigue et donc des éléments du récit aux yeux du public ; un risque dissuasif permet même, aussi, d’informer sur l’importance que l’objectif revêt aux yeux du personnage.

 

Et à partir de là, puisqu’ajouter des risques permet de faire toutes ces choses-là, il ne me reste donc concrètement plus qu’une question à traiter concernant le risque : quelles sont les règles qui permettent d’ajouter efficacement des risques autour du franchissement d’un obstacle ?

L’excellente nouvelle à ce sujet-là, c’est qu’il n’y a pas vraiment de règles et qu’à partir du moment où l’on respecte les quelques règles de fonctionnement que je mentionnais dans mon article précédent (notamment sur le fait de bien faire prendre conscience de chaque risque au public), on peut ajouter autant de risque que l’on veut et ce quelle que soit leur nature.

Il n’existe en effet aucune limite quant au nombre de risques que l’on peut ajouter autour d’un obstacle. En réalité, la plupart des récits ont tendance à charger chaque obstacle d’un très grand nombre de risques pour assurer toujours des émotions plus intenses. Et d’ailleurs, la plupart des théoriciens de la dramaturgie conseillent – et moi aussi d’ailleurs – de faire en sorte que la scène finale de votre récit mette en jeu absolument tous les risques que vous avez présenté dans le récit, pour la rendre aussi intense que possible.

Car la règle est simple à ce sujet, plus vous ajoutez de risque autour d’un obstacle, plus le conflit émotionnel sera intense et donc plus les émotions seront grandes, plus le suspense sera fort, plus on aura envie que le personnage franchisse l’objectif. Plus il y a de risques, plus il y a d’effets dramatiques. L’un est directement proportionnel à l’autre. Et mieux encore : les effets sont parfaitement cumulables. Ajouter un risque ne va pas amoindrir l’effet apporté par tous les autres risques.

C’est ainsi, par exemple, que procède le film A nous quatre dans la fameuse séquence où chacune des sœurs découvre l’environnement de l’autre. Chaque scène qu’on nous présente à ce moment-là ajoute en réalité un nouveau risque incitatif et donc augmente l’espoir de réussite de l’entreprise des jumelles. D’un seul coup, si les jumelles ne parviennent pas à accomplir leur plan, elles risquent de perdre ce grand père nouvellement gagné, ce parent qu’elles n’ont jamais connu, cette nouvelle vie qui semble parfaite… etc, etc. Même si tout semble extrêmement bien se passer, le conflit émotionnel ne cesse de gagner en intensité : car les risques sont de plus en plus nombreux.

D’ailleurs, ajouter des risques incitatifs et des risques dissuasifs en même temps ne pose pas le moindre problème non plus. Les effets des risques incitatifs sont parfaitement cumulables avec les effets des risques dissuasifs. Les deux ne sont pas antinomiques et ne s’annulent pas, bien au contraire. Je vous conseille même d’ajouter les deux à la fois pour créer d’avantages de diversité dans les effets que vous créerez.

 

Et de la même manière, il n’y a pas de mauvais risque en soi. Tous les risques, quels qu’ils soient, du moment que l’on comprend en quoi ils sont effectivement rattachés au franchissement de l’obstacle, ont effectivement ces effets-là. Il n’est pas nécessaire d’aller jusqu’à mettre en jeu la vie du personnage ou celle de ses proches par exemple. Il peut tout à fait s’agir de récupérer la broche de sa grand-mère ou d’éviter de perdre sa position de premier de la classe : cela augmentera quand même l’intensité du conflit émotionnel, l’envie que l’on a de voir le personnage franchir l’obstacle et le suspense.

Simplement, un risque qui engage des choses plus importantes pour le personnage aura naturellement un effet plus grand sur le public qu’un risque qui engage des choses de moindre importance. Par exemple, si le personnage risque sa vie, ou son couple, cela aura toujours plus d’impact que s’il risque seulement de perdre 10 euros dans la foulée.

Là encore, on peut donc parler de valeur du risque en ce sens qu’un risque peut avoir plus ou moins d’impact sur les émotions et l’intérêt du public pour le franchissement de l’obstacle. Et à ce niveau-là, la valeur d’un risque se détermine en réalité très simplement : comme les risques ne sont que des objectifs fondamentaux que l’on ajoute autour de l’obstacle, c’est donc la hiérarchie naturelle qui existe entre les objectifs fondamentaux et donc j’ai déjà parlé dans mon article sur la cohérence émotionnelle qui permettra de déterminer la valeur de chaque risque par rapport aux autres. Encore une fois, ces différences de valeur n’existent pour tout un chacun qu’à partir du moment où on commence à les comparer entre elles.

Ajouter des risques de valeur moindre peut donc justement être un moyen de faire ressortir la valeur des risques les plus importants pour le personnage.

 

Et donc oui, vous êtes libre d’ajouter autant de risques que vous le désirez autour d’un seul et même obstacle et ce, quelle que soit la nature de ces risques ou leur valeur. Tous les effets provoqués par chacun de ces risques sont parfaitement cumulables pour le public et il n’existe donc aucune raison concrète de ne pas le faire.

Là encore, comme pour le fait d’augmenter ou non la valeur de l’obstacle, le nombre de risque que vous allez ajouter va en réalité dépendre de ce que vous voulez créer comme émotion chez votre public. Si vous voulez des émotions plus fortes à tel instant, il sera donc utile d’ajouter des risques, il en va de même si vous voulez que le suspense soit grand ou que le public ait grandement envie que l’obstacle soit franchi. A l’inverse, si vous préférez que les émotions soient moins intenses, ne pas ajouter de risques ou en ajouter de moindre valeur, ou même en retirer, sera un bon moyen de respecter votre propre intention à ce niveau-là de l’histoire.

Les risques ne sont jamais que des leviers que vous pouvez choisir d’utiliser ou non pour créer les effets que vous souhaitez créer chez votre public. A vous de voir ce que vous désirez faire en tant qu’auteur avec votre récit pour savoir comment utiliser cet outil et à quel moment.

 

Attention cependant, s’il est effectivement possible d’ajouter des risques à votre guise et que les effets de ceux-ci sont parfaitement cumulables, sachez aussi que le cerveau humain a ses limites et que cela n’est pas tout à fait sans conséquences.

Tout d’abord, il faut bien comprendre qu’un être humain ordinaire ne pourra jamais prendre en compte qu’un certain nombre de risques à la fois. Cela va varier d’une personne à l’autre, mais globalement, notre cerveau ne sera capable d’accepter de nouveaux risques à prendre en compte que jusqu’à un certain point. Au-delà de cette limite, le cerveau sera alors saturé d’informations et commencera à sélectionner les risques qu’il prend en compte et ceux qu’il ne prend pas en compte, sans que le public ou l’auteur ait son mot à dire sur la question.

Naturellement, ce sont les risques qui ont la plus grande valeur qui seront considérés en priorité par votre cerveau et donc tous les risques de plus petite valeur n’auront en réalité plus le moindre effet et plus le moindre intérêt pour le public. Ce qui fait que tous les rappels que vous pourrez faire à leur sujet seront inefficaces, voire pourront gêner l’appréciation de la scène.

Je ne pourrais pas vraiment vous dire jusqu’à combien de risques vous pouvez aller avant que le cerveau ne fasse cette sélection, car il faudrait pour cela mener une étude très approfondie, expériences à l’appui, sur ce seul sujet. Mais il est important qu’en tant qu’auteur vous ayez conscience que cette limite existe et qu’arrive un moment où vous devrez vous concentrez sur certains risques plutôt que sur d’autres : ceux qui ont naturellement la plus grande valeur.

D’ailleurs, il en va de même si vous ajoutez des risques autour d’un même obstacle qui ont un écart de valeur beaucoup trop important. Si vous mettez la perte d’une dizaine d’euros à côté de la perte d’un être cher, la réalité est que le public n’éprouvera aucun intérêt pour le fait de perdre ou de ne pas perdre ces 10 euros. L’importance que revêt la perte d’un être cher est telle qu’elle occultera beaucoup d’autres risques dont la valeur est trop faible. Là encore, il est important qu’en tant qu’auteur, vous en ayez conscience.

 

Mais aussi et surtout, le problème avec le fait de soulever toujours plus de risques est que ces risques soulèvent nécessairement des questions dramatiques. Chaque risque représente une question supplémentaire que le public va se poser lors du franchissement de l’obstacle. Le personnage va-t-il perdre telle chose ? Le personnage va-t-il gagner telle chose au final ? Etc, etc.

Et dans la mesure où, pour que le risque fonctionne, il est nécessaire que vous preniez le temps de bien présenter le risque et de rappeler régulièrement celui-ci à la conscience du public, cela veut dire que le public va se poser ces questions presque en permanence. Or, pour éviter une frustration au public qui lui donne l’impression que votre récit est incomplet – là encore je décrirai plus en détail le mécanisme dans un futur chapitre – il est absolument nécessaire que vous preniez le temps de répondre à chaque question dramatique que vous soulevez.

En d’autres termes, plus vous ajoutez de risque, plus vous vous obligez à prendre le temps de montrer ce que le personnage a effectivement gagné ou perdu en tentant de franchir l’obstacle. Cela vous oblige donc à ajouter des scènes, à ajouter des plans, des lignes. Bref, cela vous oblige à répondre à chaque question dramatique que chaque risque soulève. Ce qui, dans le cas où vous auriez trop de risques engagés, pourrait alourdir la scène ou le passage et en ralentir le rythme.

Il est donc nécessaire que vous ayez bien conscience de cela lorsque vous ajoutez un risque supplémentaire autour d’un ou plusieurs obstacles : il sera nécessaire de donner une réponse à cette question dramatique, ce qui peut potentiellement alourdir votre récit, briser le rythme de celui-ci.

 

Donc oui, vous pouvez ajouter autant de risques que vous souhaitez et en cumuler les effets dramatiques, mais comprenez bien qu’il existe une limite et que cela n’est pas tout à fait sans conséquence sur votre récit.

 

Pour conclure, retenez donc bien cela. Un risque narratif permet d’augmenter l’intensité du conflit émotionnel, le suspense et l’envie que l’on a de voir le personnage franchir l’obstacle ; un risque dissuasif informera même sur la valeur de l’objectif aux yeux du personnage. Un risque a une valeur dans ce sens que tous les objectifs fondamentaux ne se valent pas et que certains sont hiérarchiquement plus forts que les autres aux yeux du personnage et aux yeux du public.

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais risque et que tous les risques que vous pourrez ajouter autour du franchissement d’un obstacle, quelle que soit la nature ou la valeur de ces derniers, auront un effet dramatique. Mieux encore, ces effets sont totalement cumulables, et donc plus vous en ajouterez, plus les effets seront grands.

Mais attention cependant, mettre en parallèle des risques dont la valeur est trop différente pourra annihiler les effets des risques qui ont la plus petite valeur. De la même manière, notre cerveau ne peut prendre en compte qu’un nombre limité de risques, au-delà de ce nombre, il ne prendra en compte que les risques qui ont la plus grande valeur.

Et plus encore chaque risque narratif que vous ajoutez est en réalité une question dramatique à laquelle il faudra que vous preniez le temps de répondre à un moment ou à un autre du récit.

A vous de voir donc, jusqu’à quel point vous voulez créer ces effets dramatiques-là et si ce levier vous est effectivement utile ou non.

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2 réflexions sur “Comment augmenter l’intensité d’un conflit émotionnel ?

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