Comment construire l’objectif ?

>>> Article précédent <<<

PREMIERE PARTIE : LES BASES DE LA DRAMATISATION

CHAPITRE I : LE PRINCIPE D’IDENTIFICATION (quatrième article)

devenir éléphant

Dans mon article précédent, je vous ai dit que pour que l’on puisse s’identifier à quoi que ce soit dans votre histoire – un chat, un chien, une abeille, un crayon ou même un humain –, vous devez fixer à cette chose un objectif clair et intelligible pour le public. C’est ce qu’on appelle le processus de « personnification ». C’est ainsi que vous allez transformer une « chose », quelle qu’elle soit, en véritable personnage de récit.

La question est donc : comment choisir un objectif clair et intelligible pour vos personnages ? Comment s’assurer que l’objectif du personnage est suffisant pour créer une véritable identification ?

 

Tout d’abord, la première condition pour que l’objectif de votre personnage soit efficace et crée de l’identification, je l’ai dit, c’est que cet objectif soit clair et intelligible pour le public. Cela veut dire, fondamentalement, qu’à aucun moment le spectateur, le lecteur ou le joueur ne doit avoir de doute sur ce que le personnage cherche à accomplir et pourquoi il cherche à l’accomplir. Comme je vous l’expliquerai dans un futur article, il n’est pas nécessaire que nous sachions toujours comment le personnage compte atteindre son objectif, mais il est nécessaire qu’à tout moment on sache précisément où il va et pourquoi il y va.

On pourrait croire qu’il suffit de décrire l’objectif du personnage pour créer une identification et, en un sens, ce n’est pas tout à fait faux. Il est vrai que si je vous dis que tel personnage veut devenir éléphant et que je commence à raconter des péripéties à propos de ça, vous allez avoir envie de savoir s’il va oui ou non réussir, jusqu’où il ira dans sa démarche. Mais avoir envie de connaître la fin et s’identifier au personnage sont deux choses très différentes.

Comme je le disais dans mes articles précédents, pour s’identifier à un personnage, il faut pouvoir s’imaginer à sa place, ce qui suppose de comprendre cette place, au moins sur le plan intellectuel. Il faut qu’on puisse la concevoir, que, d’une certaine manière, elle entre dans l’ordre des choses tel que nous le concevons. Qu’un crayon de papier ait pour objectif d’appartenir à un grand auteur est logique et compréhensible pour n’importe qui. Cela ressemble bien à un objectif de crayon de papier et plus encore, cela renvoie à des sentiments finalement assez proches de nous : un désir de célébrité, de trouver un sens à sa vie. Qu’une lampe veuille retrouver sa place sur son meuble est aussi compréhensible : dans la publicité, la place dont on l’arrache est confortable, proche des autres personnages. Qu’un chat veuille manger est compréhensible : les chats ont faim aussi après tout. Qu’un coyote veuille attraper une proie par tous les moyens pour la manger entre dans l’ordre des choses.

En revanche, qu’un personnage veuille devenir éléphant nécessite une explication claire quant au pourquoi de la démarche car « vouloir devenir éléphant » n’est pas quelque chose que l’on peut comprendre instinctivement. Si l’on ne justifie pas cet objectif, cela va naturellement créer une certaine distance, comme une barrière entre le public et le personnage qui l’empêchera de s’identifier complètement à celui-ci. Car, de fait, l’objectif lui paraîtra fondamentalement étrange (au sens d’étranger à lui) et donc difficile à appréhender.

En revanche, si je dis que ce personnage veut devenir éléphant parce qu’il veut trouver sa place dans l’univers, ou parce qu’il veut prouver que l’être humain et l’éléphant sont parents ou quelle qu’autre raison que ce soit, alors-là, oui, effectivement, il y aura identification. Car, aussi ridicule que puissent paraître ces justifications, elles rattachent cependant cet objectif à des choses qui sont loin de nous être étrangères. Vouloir trouver un sens à sa vie, vouloir prouver qu’on a raison, ce sont des choses que l’on connait bien, que l’on comprend immédiatement. Et s’il faut devenir éléphant pour ça, alors pourquoi pas.

Et d’ailleurs, ayant cité tous ces exemples, vous devez vous rendre compte à présent, chaque objectif est lié à un instinct, un désir plus profond du personnage, qu’en tant que public, nous connaissons bien. Le fait de vouloir manger ou d’attraper une proie est lié à l’idée de satisfaire sa faim, sa gourmandise, voire à notre volonté de survivre, tout simplement. Et c’est une chose que nous expérimentons tous. Le fait de vouloir revenir sur l’étagère est lié à un désir de confort ou d’amour que nous avons l’habitude d’avoir. Vouloir appartenir à un grand auteur nous renvoie à notre désir de reconnaissance, au fait que nous voulons trouver une place dans l’univers, donner un sens à notre vie.

Pour dire les choses autrement, tous les objectifs efficaces pour créer une identification renvoient en réalité à des désirs que nous ressentons déjà, que nous connaissons bien, que nous comprenons parce que nous les avons déjà expérimentés nous-mêmes, voire que nous expérimentons en ce moment même. En d’autres termes, un bon objectif, un objectif utile pour créer de l’identification, se construit en fait par rapport à autre chose que nous pouvons comprendre.

Et cet autre chose, dans le jargon des théoriciens de l’écriture et du scénario, nous l’appelons « enjeu ».

 

L’enjeu est, comme son nom l’indique, ce qui est « en jeu » dans l’histoire.

Pour bien comprendre cette idée, imaginez une partie de poker. Les joueurs, pour continuer à jouer, doivent mettre toujours plus d’argent au milieu de la table. Et bien cet argent, c’est ce qui est « en jeu » dans chaque partie. C’est-à-dire ce que les joueurs peuvent éventuellement gagner ou perdre en jouant.

Pour poursuivre l’analogie, tous les joueurs ont le même objectif : remporter la mise, battre leurs adversaires pour pouvoir gagner de l’argent. Pour atteindre cet objectif, ils doivent jouer, prendre des risques, bluffer, agir dans ce sens. Mais en jouant, ils prennent aussi le risque d’être battus et de perdre leur propre mise.

Dans un récit, le principe est exactement le même. Il y a de l’argent au milieu de la table (c’est l’enjeu) et le personnage veut gagner la partie pour l’obtenir (c’est son objectif), il va donc agir en conséquence. Et si le public comprend que l’on veuille gagner de l’argent, alors il s’identifiera au personnage. A l’inverse, si votre public ne comprend pas le principe de vouloir s’enrichir, il ne pourra s’identifier au personnage et même s’il pourra être intéressé par le déroulement de la partie et se demandera qui va gagner, il ne s’identifiera pas au personnage.

Et fondamentalement, vous pouvez remplacer l’argent par n’importe quoi d’autre et le moyen de l’obtenir aussi. On peut par exemple imaginer que l’enjeu est effectivement de l’argent, mais que le moyen pour l’obtenir, l’objectif du personnage donc, est plutôt de braquer une banque ou de vendre sa maison de campagne. Ou alors, on peut imaginer que l’enjeu est en réalité l’amour d’un voisin de palier et qu’il faut devenir éléphant pour l’obtenir. Et de la même manière l’enjeu peut être de trouver un sens à sa vie, une place dans l’univers, de répondre à la grande question sur la vie, l’univers et le reste, ou plus simplement de profiter d’un moment de silence ou d’un cookie fraîchement sorti du four. En réalité, l’enjeu peut être tout et n’importe quoi, il n’y a pas la moindre règle, tant que c’est quelque chose que votre public connait, qu’il comprend qu’on veuille l’obtenir.

A partir de là, vous pourrez fixer n’importe quel objectif à votre personnage, du moment qu’on comprendra que c’est le moyen d’obtenir l’enjeu du récit, alors on pourra s’identifier à lui sans problème.

 

Bien sûr, il n’est pas nécessaire que votre personnage veuille obtenir l’enjeu du récit. Certes, une place dans l’univers ou un cookie, ce sont des choses que l’on a tendance à vouloir, que l’on cherche à acquérir. Mais la réalité, c’est que l’enjeu, ce peut tout aussi bien être quelque chose que l’on a déjà, mais que l’on ne veut pas perdre. Par exemple, votre personnage peut posséder une maison et on peut imaginer que d’autres cherchent à le faire expulser. Dans ce cas, le personnage voudra plutôt conserver son bien, éviter de le perdre, et vous lui fixerez donc des objectifs en fonction de ça.

De la même manière, un enjeu, ce peut aussi être quelque chose dont on veut justement se débarrasser. Imaginez que votre personnage se retrouve affublé d’une terrible malédiction, il va alors vouloir tout faire pour s’en débarrasser. Cela-dit, dans ce cas précis, il y a en réalité un double enjeu de manière générale : il y a ce dont on veut se débarrasser, et ce que l’on compte obtenir en s’en débarrassant. Imaginons que vous racontiez l’histoire d’un personnage suicidaire. Il y a effectivement l’enjeu de la vie du personnage, qu’il veut perdre, et l’enjeu de ce qu’il veut obtenir en faisant ça, c’est-à-dire la paix, le calme, l’absence de responsabilité, de honte ou que sais-je encore.

Mais quoi qu’il en soit, un enjeu, ce n’est pas seulement quelque chose que l’on peut obtenir. Un enjeu c’est toujours quelque chose que l’on peut gagner ou perdre, et il arrive même qu’un enjeu soit quelque chose que l’on peut à la fois gagner ET perdre. Dans l’exemple de la partie de poker, l’argent qui est en jeu est à la fois quelque chose que les joueurs peuvent gagner et perdre. Nous en reparlerons plus tard, dans un autre article, mais en termes de dramatisation, il est toujours plus captivant et intéressant pour le public qu’un enjeu puisse être gagné et perdu tout à la fois, et non pas seulement l’un ou l’autre.

 

Ce qui veut dire que l’enjeu n’est pas un objectif en soi. C’est tout simplement une chose qui est là, présente dans l’univers du récit – que ce soit un objet, une émotion ou même une idée –, et que le personnage peut chercher à obtenir, à conserver, ou dont il voudra se débarrasser. En d’autres termes, cela veut dire que, lorsque vous fixez un objectif à un personnage, vous ne lui fixez en réalité pas qu’un seul objectif, mais deux.

Il y a d’abord un objectif fondamental par rapport à l’enjeu, qui est toujours soit d’obtenir cet enjeu, soit de le conserver, soit de s’en débarrasser d’une manière ou d’une autre. Et puis, il y a l’objectif concret, c’est-à-dire ce que le personnage va concrètement chercher à faire dans le récit pour parvenir à obtenir, converser, ou se débarrasser de l’enjeu.

Par exemple, pour reprendre l’histoire de Bipbip et Coyote, l’enjeu est la satisfaction de la faim de Coyote : c’est à la fois quelque chose l’on peut gagner (Coyote peut effectivement satisfaire sa faim) ou perdre (Coyote peut échouer à satisfaire sa faim). L’objectif fondamental de Coyote est évidemment d’obtenir cette satisfaction. Son objectif concret, qui lui permettra d’obtenir cette satisfaction, est donc d’attraper Bipbip.

Ce qui veut dire que, en réalité, pour que l’identification fonctionne réellement, ce qu’il faut que vous fassiez, c’est que l’objectif fondamental de votre personnage, par rapport à l’enjeu du récit, soit effectivement un objectif que votre public peut comprendre, apprécier, ressentir lui-même ou avoir ressenti à un moment ou à un autre. Par exemple, si l’enjeu est la vie de votre personnage, on peut comprendre qu’il veuille la conserver, on peut comprendre qu’il veuille s’en débarrasser, mais on ne pourra pas comprendre qu’il veuille l’obtenir : cela ne fait aucun sens. De la même manière, on pourra comprendre qu’un personnage veuille se débarrasser d’une malédiction, mais vouloir la conserver ? C’est incompréhensible pour nous, ou alors c’est qu’il y a une justification à cela et donc que ce n’est pas votre objectif fondamental, mais un moyen de l’atteindre. Comme par exemple, si un personnage voulait conserver une malédiction pour éviter qu’elle ne passe à quelqu’un d’autre qui lui est cher, ou pour se punir lui-même suite à des exactions qu’il aurait commises.

Ce qu’il faut donc comprendre, c’est qu’il peut aussi y avoir plusieurs objectifs concrets pour un seul objectif fondamental. Par exemple, un personnage qui voudrait conserver sa malédiction pour empêcher qu’elle ne retombe sur quelqu’un d’autre, aura pour objectif fondamental de protéger cette autre personne, pour objectif concret de faire tout ce qu’il faut pour la conserver, ou de trouver un moyen de s’en débarrasser sans nuire à cette personne. En effet, il existe souvent plusieurs moyens d’obtenir ce que l’on souhaite. Mais cela peut aussi être que, pour se débarrasser de sa malédiction, il faut qu’il rende service à tel magicien, et que pour rendre service à tel magicien, il va devoir aller trouver tel trésor, et que pour trouver tel trésor, il va devoir faire ceci ou cela etc. De fait, il arrive souvent que pour atteindre un objectif concret, on doive d’abord remplir des « sous-objectifs concrets ».

Tant que le lien entre ces objectifs concrets et l’objectif fondamental du personnage sera clair et intelligible pour votre public, alors celui-ci s’identifiera sans problème à votre personnage.

 

Donc oui, à partir du moment où l’objectif fondamental de votre personnage sera compréhensible pour votre public, vous pourrez créer de l’identification à celui-ci. Mais la véritable question est : existe-t-il des objectifs fondamentaux plus efficaces que d’autre ?

La réponse à cela est double.

D’un côté, il n’existe pas d’objectif fondamental plus efficace que d’autres pour créer de l’identification. En effet, que votre personnage cherche à acquérir de nouvelles chaussures ou à survivre ne changera rien, l’un et l’autre permettront tout aussi efficacement au public de s’identifier à lui, pour peu que votre public puisse comprendre l’un et l’autre de ces objectifs. Si vous respectez cette condition, n’importe quel enjeu, n’importe quel objectif fondamental fera l’affaire et vous permettra de créer une identification au personnage.

De fait, la mécanique est exactement la même pour votre cerveau. Si votre public a déjà désiré survivre ou déjà désiré s’acheter de nouvelles chaussures, il pourra donc concrètement s’imaginer à la place du personnage. Du moment qu’il comprend l’objectif fondamental, qu’il est capable de le ressentir lui-même, l’identification a lieu automatiquement. A ce titre, il n’y a donc pas de différence entre vouloir acheter de nouvelles chaussures et vouloir survivre : les deux objectifs sont tout aussi efficaces l’un que l’autre.

Pour autant, ça ne veut pas dire qu’il n’existe pas une différence fondamentale entre le fait de vouloir acheter des chaussures et le fait de chercher à survivre. Si je vous donne le choix entre acquérir de nouvelles chaussures et survivre, il y a tout à parier que vous choisiriez la survie et c’est bien normal. Dans la vie réelle, nous n’accordons pas du tout la même importance à ces deux objectifs et il en va donc de même dans le récit.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’il existe de fait – et pour plusieurs raisons – une hiérarchie entre les différents objectifs fondamentaux. Tous ne se valent pas et tous n’auront donc pas le même effet sur le public.

Fondamentalement, c’est vrai, tous les objectifs fondamentaux permettent une identification équivalente et pour peu que l’on sache correctement manier tous les autres outils de la dramatisation, vous pourrez créer une histoire aussi forte et palpitante à propos d’un personnage cherchant à acquérir de nouvelles chaussures qu’à propos d’un personnage cherchant à survivre. Le problème que cette hiérarchie pose ne se trouve donc pas dans le processus d’identification en lui-même, mais plutôt à un autre niveau : la cohérence émotionnelle.

 

La cohérence émotionnelle c’est la règle qui veut qu’à tout moment, vous vous assuriez que votre public puisse effectivement comprendre et apprécier l’objectif fondamental du personnage auquel il est censé s’identifier. Cela suppose donc que, même lorsque votre personnage change d’objectif concret ou d’objectif fondamental, cela soit amené de manière logique et cohérente dans le récit afin que l’identification ne soit brisée à aucun moment. Cela suppose donc aussi de faire attention à la hiérarchie qui existe entre les différents objectifs fondamentaux, afin que l’on puisse toujours comprendre les choix faits par le personnage.

En d’autres termes, la cohérence émotionnelle est ce qui va permettre à votre public de continuer à s’identifier à votre personnage tout au long de l’histoire, que cette identification ne soit jamais brisée. C’est donc un outil essentiel. Comme je l’ai dit dans un précédent article, chaque fois que l’identification est brisée, il vous faudra la reconstruire à partir de zéro, or l’identification est toujours plus forte avec le temps. Plus votre récit sera cohérent émotionnellement, plus l’identification en elle-même sera efficace.

Et assurer la cohérence émotionnelle suppose donc de faire attention à toutes sortes de règles que nous verrons dans mon prochain article.

 

Pour l’instant, retenez donc surtout que pour permettre à votre public de s’identifier à votre personnage vous devez effectivement fixer à celui-ci un objectif concret, qui est en réalité le moyen d’atteindre un objectif fondamental, qui se définit lui-même par rapport à un enjeu donné. Un enjeu, c’est quelque chose l’on peut perdre ou gagner, et il arrive même que ce soit les deux à la fois. L’objectif fondamental du personnage est donc toujours, quel que soit le récit ou l’enjeu, d’obtenir cet enjeu, de le conserver ou de s’en débarrasser. Et il est nécessaire, pour que l’identification fonctionne, que cet objectif fondamental puisse être compris par votre public, que celui-ci ait déjà, au moins une fois dans sa vie, ressenti un tel désir.

Il n’existe pas de différence d’efficacité entre les différents objectifs fondamentaux que vous pouvez fixer à vos personnages pour créer de l’identification. En revanche il est nécessaire que vous fassiez attention à ce que ces objectifs soient cohérents sur le plan émotionnel si vous voulez que cette identification soit conservée sur le long terme.

 

Avant de clore cet article, je voudrais dire un mot au sujet des récits qui ne reposent pas sur le principe d’identification pour faire ressentir des émotions et se basent plutôt sur l’expérience directe.

Comme vous pouvez vous en douter, si vous ne voulez pas que votre public puisse s’identifier à votre personnage, l’une des méthodes est effectivement de ne pas préciser l’objectif fondamental ou de lui en fixer un qui soit incompréhensible pour le public (au moins à première vue).

Cependant, attention, la subtilité, ici, c’est qu’il est tout de même nécessaire de fixer un enjeu, un objectif fondamental compréhensible et un objectif concret pour que votre histoire fonctionne. L’astuce, c’est que plutôt que de fixer cet enjeu et ces objectifs à vos personnages, vous allez les fixer directement à votre public !

En effet, je vous l’ai dit dans mon article précédent, c’est ainsi que l’être humain ressent des émotions. Il se fixe un objectif et tout ce qui le frustre dans la réalisation de cet objectif crée une émotion négative, tout ce qui le rapproche de son but crée une émotion positive. Et dans la vie, nous avons effectivement des enjeux, des objectifs fondamentaux par rapports à ces enjeux et des objectifs concrets qui sont des moyens de réaliser ces objectifs fondamentaux. Si vous voulez donc que votre récit provoque les émotions que vous souhaitez uniquement avec de l’expérience directe de votre public, il est donc nécessaire que vous choisissiez vous-même l’enjeu, l’objectif fondamental et l’objectif concret de celui-ci.

Et comme nous le verrons dans un futur article, ce sont toujours les mêmes et ce pour des raisons évidentes.

 

>>>Article suivant<<<

7 réflexions sur “Comment construire l’objectif ?

  1. Pingback: Comment assurer la cohérence émotionnelle ? | Story Teller

  2. Pingback: Jusqu’où peut-on aller avec l’identification ? | Story Teller

  3. Pingback: Conclusion du chapitre : le héros comme moteur de l’émotion | Story Teller

  4. Pingback: Comment écrire une histoire sans identification ? | Story Teller

  5. Pingback: Qu’est-ce qu’un bon obstacle ? | Story Teller

  6. Pingback: Comment fonctionne le risque narratif ? | Story Teller

  7. Pingback: Comment contrôler les émotions du public ? | Story Teller

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s