TOP 10 DES MEILLEURS FILMS DE 2017

Bonjour, bonjour !

Voilà, nous sommes désormais en 2018 et il est donc temps de faire un bilan de l’année cinématographique de 2017 et, comme pour le bilan de l’année 2016, c’est surtout l’occasion de faire un peu comme tout le monde et de faire un top 10 !

Cette année, au cinéma, je suis allé voir 71 films, soit environ 1,3654 séances par semaine, ce qui est plutôt pas mal ! C’est une dizaine de films de moins que l’année dernière, mais en même temps, j’ai eu une année beaucoup plus chargée en termes d’emploi du temps et autres activités ; sans parler du fait que, très honnêtement, cette année, moins de films m’ont tenté et on ne m’en a pas recommandé beaucoup plus que ça non plus.

Bon, évidemment, ce chiffre est un peu truqué et ne correspond pas tout à fait au nombre de séances exactes auxquelles j’ai assisté cette année. En début d’année, déjà, j’ai rattrapé un ou deux films de 2016, je suis aussi allé voir des documentaires que je ne compte pas dans la liste et il y a une bonne demie-douzaine de ces films que j’ai vu tranquillement chez moi, bien après leur sortie en salle. Il y en a même un que j’ai vu et qui n’est tout simplement pas sorti en salle… Quoi qu’il en soit, ne vous inquiétez pas si ce chiffre ne correspond finalement pas au nombre de critiques que j’ai publiée : c’est tout à fait normal.

 

Quelques rappels évidents avant de commencer, mais qu’il est toujours bon de repréciser.

Déjà, ne sont concernés pour le top que les films qui sont sortis en salle, en France, au cours de l’année 2017. Tous les films qui sont sortis directement en VOD ou en DVD sont exclus du top, de même que les films qui seraient déjà sortis aux Etats-Unis ou dans d’autres pays et que vous auriez eu l’occasion de voir en avance pour je ne sais quelle raison. Et de la même manière, aucun documentaire. Il s’agit, comme l’année dernière, de limiter un peu le nombre de films éligibles, sans quoi, on ne s’en sort plus. Les documentaires étant exclus car nous parlons sur ce blog d’écriture de fiction exclusivement et il s’agit donc de rester dans le sujet.

De la même manière, je ne parle que des films que j’ai pu voir, les autres, j’en suis désolé, ne peuvent tout simplement pas apparaître dans le top. Comme je l’ai dit, je n’ai pas pu voir tous les films qui sont sortis, ne vous étonnez donc pas si votre film préféré à vous n’apparaît pas forcément dans la liste… il se peut que j’ai fait l’affront de passer à côté, tout simplement.

Enfin, et c’est important, rappelez-vous bien entendu qu’il s’agit là de mon avis personnel. Ce top est celui de mes films préférés à moi, de ceux qui m’ont le plus touché, le plus marqué personnellement. Il est donc entièrement subjectif. Je vous invite d’ailleurs à poster votre propre top dans les commentaires, il sera intéressant de comparer !

 

Tout ceci étant dit, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un bonne lecture de

 

LE TOP 10 DE MES FILMS PREFERES DE 2017

 

Numéro 10 : Wonder Woman de Patty Jenkins

Wonder Woman

En dixième position, on retrouve le film de super-héros qui a fait le plus d’émule cette année, en grande partie parce qu’en fait, c’était un film de super-héroïne. Wonder Woman a été une révélation pour beaucoup de monde et, à ce qu’il paraît, un très grand nombre de petites filles. On n’en a beaucoup parlé et m’est avis qu’il passera à la postérité, tant pour le changement majeur qu’il apporte au genre que pour sa qualité intrinsèque. Car oui, finalement, c’est surtout un très bon film.

Personnellement, j’ai tout de suite accroché au personnage de Diane, j’ai été pris par l’histoire d’amour, l’aventure (même si celle-ci n’était pas aussi épique que je l’aurais souhaité peut-être) et j’ai vraiment adoré tout le propos de fond du film, qui était intelligent et rafraîchissant dans un contexte où les films de super-héros deviennent de plus en plus lisses à cause de l’influence du MCU. Si vous ne l’avez pas encore vu, je vous conseille de vous y mettre, ça vaut vraiment le coup. Je ne crois pas avoir rencontré qui que ce soit pour dire que c’est un mauvais film. Il y a des reproches qui se font entendre çà et là, c’est vrai. Mais personne n’a vraiment détesté et personne ne vous dira que c’est un mauvais film. Enfin, je crois.

De mon côté, j’ai été un peu déçu par la toute dernière partie du film et le combat un petit peu miévreux contre Ares. J’en ai parlé dans ma critique, mais j’aurais vraiment préféré qu’en réalité, il n’y ait pas d’Ares du tout ; le message aurait été beaucoup plus fort ainsi. D’autant que la scène en elle-même n’est pas si impressionnante que ça – elle a un peu lieu dans une base reculée, c’est dommage. Et puis, l’aventure aurait pu être plus grande, les personnages auraient pu traverser plus de choses encore dans leur quête. Cela aurait rendu le film plus grandiose encore.

Alors oui, malheureusement, le film n’allant pas tout à fait au bout de son propos, il n’est pas vraiment parfait, pas aussi grandiose qu’il aurait pu l’être, et se retrouve donc à la dixième position, seulement, de mon top.

J’espère cependant que Wonder Woman donnera le la à toute une nouvelle génération de films. En tout cas, pour moi, son succès est amplement mérité.

 

Numéro 9 : La Planète des Singes : Suprématie de Matt Reeves

La_Planete_des_singes_Suprematie

L’été, c’est toujours l’occasion pour les grands studios de nous sortir tout un tas de blockbusters plus ou moins subtils et, cette année, ça n’a pas manqué. Pourtant, je ne sais pas pour vous, mais j’ai l’impression qu’en 2017, le cru était moins bon que les années précédentes. Ce n’est peut-être qu’une impression, mais de manière générale, je n’ai pas vraiment été transcendé par ce qui a été proposé dans les salles en juillet et en août. A l’exception notable de La Planète des Singes : Suprématie, qui m’a vraiment beaucoup plu.

En fait, je n’attendais pas vraiment cette trilogie au tournant. J’avais bien aimé le premier opus, le second m’avait laissé un goût plutôt amer et j’étais simplement allé voir celui-ci par curiosité plutôt que par envie… Et finalement, ça a été une petite révélation en soi !

Le film est vraiment brillant par mille aspects différents. En termes de narration, déjà, il prend réellement le temps de raconter son histoire, de développer ses personnages. La plupart des personnages étant muets, il y a aussi une inventivité toute particulière dans la narration des scènes en elles-mêmes : il s’agit vraiment de retranscrire les émotions par des gestes, des actes etc. Et le tout est traité avec une justesse qui, parfois, vous prendra de court.

Le fait est, qui plus est, que c’est un film qui a un propos assez fort, sur ce qui fait un chef, ce qui fait un être humain, sur la vengeance ; et qui présente aussi un excellent antagoniste, beaucoup moins cliché qu’on aurait pu s’y attendre avec Woody Harrelson dans le rôle ou en voyant la bande annonce. C’était donc un film bien écrit et merveilleusement réalisé, sans parler des effets spéciaux qui sont vraiment à couper le souffle, comme d’habitude avec cette saga.

En somme donc, s’il y avait bien un film à voir cet été, c’était celui-ci. L’exécution était formidable et est, en soi, une vraie grande leçon de cinéma à bien des égards. Si vous ne l’avez pas encore vu, je vous recommande un visionnage dans les plus brefs délais. C’est un film qui ne vous laissera probablement pas indifférent, même si vous n’êtes pas passionnés par les singes ou par le genre, ne serait-ce que pour la force qu’il y a dans la réalisation de Matt Reeves ou dans cette grande histoire. Personnellement, j’ai été plus que transporté par le film, il y a vraiment quelque chose de fort et de sensationnel là-dedans.

Cependant, malgré le potentiel énorme de La Planète des Singes : Suprématie, le film n’est pas aussi bon qu’il aurait pu l’être. Je trouve malheureusement que l’univers du film se referme un peu trop sur lui-même, alors que l’intrigue nous invitait plutôt à l’étendre. Quant à la fin, avec l’avalanche, je la trouve très bancale sur le plan scénaristique. Alors qu’on nous avait tant vendu l’arrivée des autres humains venus du nord, j’avoue que je trouve cette résolution pas du tout au niveau du reste du film.

En fait, comme Wonder Woman, La Planète des Singes : Suprématie manque peut-être un tout petit peu d’ambition à mon goût et souffre d’une fin qui n’est pas au niveau du reste du film. Entre les deux, j’ai cependant décidé de donner la faveur à La Planète des Singes car je trouve que l’exécution en tant que telle était bien plus forte, bien plus maîtrisée dans ce film-là. Je pense aussi que La Planète des Singes a le potentiel de s’adresser à un public bien plus large que Wonder Woman et qu’il a un fond bien plus universel, bien mieux traité aussi.

Voilà pourquoi j’ai décidé de le mettre à la neuvième place. Je suis un peu déçu, car si le film avait été un peu plus loin dans la qualité, il se serait sans problème trouvé à la première place de ce classement. Quoi qu’il en soit, je le reverrai sans doute à de nombreuses reprises dans les années à venir.

 

Numéro 8 : L’Ascension de Ludovik Bernard

lascension

Souvent, vos profs d’écriture vous diront : « Keep It Simple » ou des phrases dans le genre qui ont pour but de vous faire comprendre qu’il n’y a pas besoin de partir dans tous les sens pour créer une histoire forte. Et bien, L’Ascension, c’en est l’exemple parfait. On part de principes simples, évidents et on raconte une histoire… et si on le fait bien, ça marche. Ici, l’idée de base, c’était un mec qui, pour tenter de convaincre une fille de sortir avec lui, jurait qu’il serait prêt à gravir l’Everest en son nom. Et du coup, elle le mettais au défi de le faire… et voilà.

Ça ne va pas chercher plus loin, mais vous avez déjà tous les éléments pour raconter une excellente histoire. Vous avez un objectif que tout le monde peut comprendre, auquel tout le monde peut s’identifier : conquérir le cœur de l’être aimé. Vous avez un obstacle clair : une montagne à gravir, et pas n’importe laquelle je vous prie. Et puis vous avez même déjà, quelque part, votre personnage principal. Et le fait est que ça fonctionne vraiment bien.

L’Ascension, c’est le genre de film qu’on peut regarder pour se remonter le moral, qui donne la pèche, qui vous laisse avec un grand sourire d’abruti parce qu’à la fin, le gars a réussi son pari à la con. C’est un film positif, plein d’espoir et d’énergie, et ça fait franchement du bien dans notre monde pas toujours tip top. Les belles histoires sont toujours un baume au cœur bienvenue, vous trouvez pas ?

Mais je vais aller un peu plus loin : je me suis surtout rendu compte, en préparant ce top et en y repensant, que c’était un film extrêmement bien écrit.

En fait, pour vous dire un peu les choses, en termes de narration, L’Ascension se permet de faire un truc assez dangereux : il n’a aucun twist majeur. Dès le départ, on vous dit que le personnage va aller gravir l’Everest pour conquérir le cœur de sa belle et dès le départ, on vous dit que ça va être difficile. Et bien, vous savez quoi ? A la fin du film, il a gravi l’Everest, il a conquis le cœur de sa belle et même que c’était difficile. Le film ne change de direction ou de principe à aucun moment. Tout est dit ou fixé dès le départ et tout ce à quoi on peut s’attendre dans ce genre d’aventure… arrive. Tout simplement.

Sauf qu’on se fait pas chier.

Et c’est très particulier parce que d’habitude, ce genre de film m’ennuie. Il y a quelques années, le film Argo de Ben Affleck était un peu construit comme ça, ou encore le film 120 Battements Par Minute cette année. Mais ces deux films m’ont profondément ennuyé pour le coup. On nous dit dès le départ qu’il va se passer ça et, effectivement, il se passe ça. Du coup, bah, je sais à l’avance ou ça va et j’arrive pas trop à accrocher au film ou à être transcendé par celui-ci. Je n’ai aucune surprise, aucune révélation rien. Je n’aime donc pas ce genre de film en temps normal.

Et pourtant, j’ai adoré L’Ascension. Comme dans Argo ou 120 battements par minute, il se passe rien de plus que ce qui est annoncé, et pourtant, j’ai aimé. Pourquoi ? Est-ce parce que l’ambiance plus positive du film se suffisait à elle-même ? Que le sujet était en soit plus intéressant ? Non, je ne pense pas. Ces trois histoires étaient fortes et intéressantes à la base et auraient pu être construites de manière passionnante à chaque fois.

Non, ce que L’Ascension fait en plus, c’est que le film ne se contente pas de raconter l’histoire platement, mais rajoute tout un tas de mini-twists dans chacune de ces scènes. Pensez aux personnages que le héros rencontre dans l’aventure, aux réactions des uns et des autres qui sont restés en France etc. Chaque scène trouve le moyen de nous faire rire, de nous faire ressentir une émotion nouvelle, alors que finalement, on a toujours pas changé de cap. Plus encore, tous les personnages ont quelque chose à apprendre sur eux-mêmes et si les événements qu’ils traversent se déroulent de manière linéaire, le fait est que leur évolution, elle, l’est beaucoup moins.

Au final, l’explication est assez simple : Argo avait une structure dramatique « classique », 120 Battements Par Minute une structure progressive et L’Ascension a adopté une structure « chronique ». Et clairement, ce choix était le plus judicieux. Je reviendrais dans mes futurs articles sur les différences entre ces trois structures et ce qu’elles apportent au récit. Mais quoi qu’il en soit, L’Ascension est une leçon en soi, m’a appris quelque chose sur l’écriture que je ne savais pas encore : si vous aussi vous voulez écrire une histoire aussi linéaire que celle-ci, évitez les structures dramatiques trop classiques, ou même la structure progressive, ce n’est pas adapté.

Donc voilà, un petit « cocorico » pour cet excellent film français qui n’est peut-être pas aussi fort ou grandiose dans le propos que Wonder Woman ou La Planète des Singes : Suprématie, mais qui a l’immense avantage d’être à la fois très bon et de ne pas avoir de véritable défaut, comme c’est le cas avec les deux films que je viens de citer. Il mérite sans problème cette huitième place à mes yeux.

Cela-dit, malheureusement, c’est aussi le seul film français (ou plutôt francophone, rapport aux co-productions internationales) de la liste. A la fois la preuve que nous avons la capacité de faire d’excellents films… mais qu’il faudrait en produire beaucoup plus que ça.

Bref, si vous ne l’avez pas vu, foncez voir L’Ascension, le meilleur film français de l’année, sourire garanti !

 

Numéro 7 : Thor Ragnarok de Taika Waititi

Thor Ragnarok

Celui-là, vous le savez si vous avez lu ma critique, je l’ai tellement adoré que j’avais pas grand-chose à vous dire sur la question. Il est juste excellent à tous points de vue. C’est un film d’aventure, d’action qui est bien réalisé, bien rythmé, très drôle, bien joué etc, etc. J’ai juste passé un excellent moment dans la salle de cinéma et il a clairement le mérite d’être au sommet de ce que la formule Marvel peut produire. Si, comme moi, vous aimez les films du MCU, avec Thor Ragnarok, vous allez être servis, aucun doute là-dessus.

On ne va pas encore s’étaler pendant trois heures sur la question, j’ai tout simplement adoré le film et je n’ai vraiment pas envie d’aller chercher plus loin. Il me convient comme il est. Certains n’ont vraiment pas accroché, la plupart du temps parce qu’ils ne sont pas friand de la formule Marvel et je les comprends tout à fait. Moi-même, si vous n’aimez pas cette formule, je vous le déconseillerais plus qu’autre chose. Mais voilà. Moi, je suis le public cible, j’aime ça et je trouve vraiment que Thor Ragnarok est à l’apogée de ce que peut faire le studio. Alors forcément, le voilà en bonne place dans ma liste.

Les films que je n’ai pas envie de remettre en question après le visionnage parce qu’ils m’ont plu, m’ont touché, sont assez rares comme ça. Il fallait donc récompenser, à mes yeux, la performance. Je reverrai Thor Ragnarok sans la moindre difficulté et je ne doute pas un seul instant que j’y prendrais toujours autant de plaisir.

Cela-dit, la formule Marvel a clairement ses limites et c’est pour ça que le film n’est qu’à la septième place au final. De fait Thor Ragnarok manque de fond, de propos, de puissance émotionnelle. C’est du grand spectacle, oui, sans aucun doute. Mais c’est « juste » du divertissement. De l’excellent divertissement, certes. Malheureusement, moi, j’attends plus d’un film. J’aurais voulu qu’il me transcende réellement et ça n’a pas été le cas. J’adore le film oui, je n’ai pas envie de lui reprocher quoi que ce soit, pourtant, je ne peux pas lui reconnaître le statut de « grand » film pour autant. Il manque de profondeur et d’ambition pour cela, j’en ai bien peur.

Néanmoins, Thor Ragnarok de par l’excellence de son exécution, de sa forme léchée, est pour moi en tête des très bons films, que ce soit de cette année ou du genre en général. Ceux qui le dépassent à mes yeux dans cette liste sont surtout des films qui, en plus de leur qualité, ont été de véritables expériences cinématographiques transcendantes. Car, pour être considéré comme meilleur que Thor Ragnarok, il fallait au moins ça.

 

Numéro 6 : Geostorm ! de Dean Devlin

Geostorm

Je suis désolé, je ne pouvais pas ne pas le mettre. J’y ai beaucoup réfléchi, je me suis demandé si je ne devais pas carrément lui accorder la première place ou quoi. Mais le fait est que, je le dis et je le répète, c’est pour moi LE film de l’année.

C’est clairement, et de loin, l’expérience de cinéma la plus forte que j’ai vécue cette année et j’aurais aimé que tous les films que j’ai vu m’aient fait cet effet-là. Une expérience du niveau de celle que j’ai pu ressentir face à Tu Ne Tueras Point de Mel Gibson l’année dernière. Une semaine après avoir vu le film, j’en étais toujours à me remémorer ses passages les plus épiques en riant à moitié. Et ça, c’est pas rien. Quand un film vous marque de cette manière, c’est forcément qu’il a quelque chose qui vous a chatouillé pile au bon endroit. Et c’est une impression suffisamment rare au cinéma pour que je sois obligé d’en parler et d’en reparler encore. Oui, Geostorm m’a transcendé, littéralement. Je ne vois pas d’autre terme pour parler de ce que j’ai ressenti en le voyant : c’est une tuerie, un putain de grand moment de cinéma et je le revendique.

Pourtant, je ne pouvais décemment pas le mettre en tête de liste non plus. Il y a un moment, même la plus forte impression ne rattrapera pas un tel manque de qualité intrinsèque. Les défauts sont plus que « nombreux » dans le film et je suis le premier à le reconnaître. Je suis même sûr que la plupart des gens qui l’ont vu n’ont pas été touchés par son potentiel épique et l’ont carrément détesté pour ça. La réalisation est moyenne, les acteurs jouent pour l’essentiel très mal, les dialogues sont complètement nazes, le scénario est royalement bancal. Non vraiment, je n’ai pas pu me résoudre à faire d’un tel film mon film préféré de cette année, surtout quand il y avait d’autres films très puissants auxquels le comparer.

Donc voilà, il est pour moi plus fort, plus transcendant, plus magistral que tous les précédents dans la liste, car il a ce petit truc en plus, cette folie qui en fait un film absolument mémorable et qui magnifie nécessairement la séance. Mais il est aussi derrière tous les autres films qui ont été pour moi des expériences cinématographiques à part entière cette année. Parce que, soyons honnêtes… il est objectivement très mauvais.

 

Numéro 5 : Dunkerque de Christopher Nolan

dunkerque

M’est avis qu’on a pas fini de parler de ce film. Dunkerque ce n’est pas seulement un bon film, c’est un film ambitieux et marquant qui aura fait couler beaucoup d’encre et qui continuera d’en faire couler encore longtemps. Il y a déjà tous ces historiens chauvins qui sont montés au créneau en se plaignant que les français n’étaient pas assez représentés dans le film, alors qu’il y en a beaucoup plus que dans Il Faut Sauver Le Soldat Ryan. Et puis, surtout, c’est un film de guerre qui casse clairement les codes du genre et qui propose vraiment quelque chose de différent… Et bordel, ça fait plaisir !

Nolan a, avec ce film, réellement révolutionné le genre. Il l’a peut-être même libéré de ses carcans quelque part. Fini les films de guerre bataille comme on a tant l’habitude d’en voir. A présent, on a le droit à quelque chose d’autre, quelque chose de nouveau et de très bon. Peut-être que vous ne vous en rendez pas encore compte, mais je pense que bientôt, on étudiera Dunkerque en histoire du cinéma, les cinéastes eux-mêmes le prendront comme référence lorsqu’ils voudront créer leurs propres films de guerre différent… Non vraiment, c’est un film qui va laisser, d’une manière ou d’une autre, sa trace dans le monde du cinéma.

Mais ce n’est pas seulement ça. Le film est vraiment très bon, vraiment très fort, vraiment très intéressant en soi. C’est un film d’ambiance qui prend au corps et ne relâche à aucun moment l’extrême tension dans laquelle il vous plonge. Le sentiment de peur est permanent, on est complètement avec les soldats… alors qu’on ne sait ni leurs noms, ni leurs histoire. C’était un exercice d’écriture très difficile et je trouve qu’il était vraiment maîtrisé ici.

Ce que j’aime notamment avec ce film, et qui en a perturbé plus d’un, c’est son côté épuré. Il n’y a vraiment rien de plus que le sentiment de peur qu’il essaie de nous donner. J’ai vraiment l’impression que tout ce qui n’était absolument essentiel a été éliminé, retiré au fur et à mesure des versions du scénario. Et du coup, le sentiment qui se dégage du film ne m’en parait que plus fort.

C’est un film qui m’a marqué pour cette excellence-là, pour tout ce qu’il apporte au genre en lui-même, mais aussi et surtout parce que je suis rentré complètement dedans et que j’ai, pendant tout le temps qu’il a duré, été happé par ce qu’il avait m’offrir. J’ai serré les fesses tout du long et peu de films me font cet effet-là.

Pourtant… pourtant le film n’a pas touché tout le monde autant qu’il m’a touché moi. Je suis entré dans l’ambiance, dans le sentiment qu’on voulait m’offrir, mais je sais que beaucoup de spectateurs ne l’ont pas fait. Je suis allé le voir avec deux personnes bien plus fans de Nolan que moi et pourtant, ils n’ont pas vraiment accroché. Peut-être manque-t-il quelque chose pour être vraiment exceptionnel, universel, je ne sais pas. D’ailleurs, il ne m’a même pas laissé une impression aussi forte que Geostorm et le film avait ses défauts que je lui reconnais tout à fait.

Notamment, j’ai l’impression que Nolan ne savait pas vraiment sur quelle scène finir, ou encore qu’il essayait trop de caser sa structure en trois temporalités, au détriment, parfois, du sens dans le film. Malgré tout, il reste absolument excellent et apporte, selon moi, quelque chose au cinéma, en plus d’une puissante expérience personnelle. Je ne peux donc que vous conseiller de le voir si ce n’est pas encore le cas.

 

Numéro 4 : Split de M. Night Shyamalan

split

Ne serait-ce que pour la performance exceptionnelle de James McAvoy, ou encore pour le retour en force de Shyamalan ou même sa fin, je ne pouvais pas ne pas vous parler de Split. D’autant plus que, à la base, j’étais allé le voir avec beaucoup de scepticisme. Les films qui parlent de problèmes mentaux ne me passionnent généralement pas et Shyamalan avait enchaîné les erreurs ces dernières années. Il n’empêche que, il n’y a pas à dire Split est un super film, qui vaut plus que le détour.

Pour dire les choses concrètement, c’est là encore un exemple de film particulièrement bien maîtrisé, que ce soit en termes de narration, de construction du scénario, d’ambiance ou autre. J’ai l’impression qu’il n’a pas un pet de travers tant il a été méticuleusement préparé et filmé. Tout s’enchaîne parfaitement, l’histoire est vraiment super, tous les personnages sont excellents… Bref, c’est en soi une performance léchée qui ne devrait laisser personne indifférent.

Mais ça va un peu plus loin que ça. Je trouve que le film est vraiment fort, vraiment malin. Comme pour Dunkerque, j’ai été pris au corps par la tension qui se dégage de cette histoire, j’ai été accroché à mon siège d’un bout à l’autre sans vraiment pouvoir m’échapper. Sauf qu’il y avait aussi d’autres forces dans le film, d’autres moments, particulièrement touchants, particulièrement bien pensés et bien traités. Shyamalan va au bout de son sujet et sans prendre de gants. Plus encore, il le fait même avec une subtilité magistrale… Tout ce que dégage le regard de l’héroïne à la fin… J’en ai encore des frissons.

Peut-être même, dirais-je, que le twist final, celui dont on a beaucoup parlé et qui m’avait été spoilé, n’était pas nécessaire, tant le film se suffisait déjà à lui-même. Et de la même manière, je n’irais pas jusqu’à dire que tout était parfait non plus. Par exemple, je regrette presque qu’on ne voit finalement que très peu de personnalités du personnage de James McAvoy. Et les deux autres filles capturées avec l’héroïne auraient pu être davantage développées. Je ne sais pas. Ce n’est pas grand-chose, des détails çà et là qui n’enlèvent rien à la qualité générale du film. Ou peut-être est-ce simplement que je suis moins réceptif aux films qui traitent des troubles mentaux. Mais quoi qu’il en soit, ce film n’est pas celui que j’ai préféré cette année.

Il n’en reste pas moins que la performance est là et que c’est à mon avis un incontournable. Je l’ai adoré d’un bout à l’autre et il ne m’a pas laissé indemne, loin de là.

 

Numéro 3 : Get Out de Jordan Peele

get out

Quoi de mieux, pour vous faire ressentir le problème du racisme, que de vous mettre directement dans la peau de quelqu’un qui le subit tous les jours ? Dès la première scène, Get Out est une performance en la matière et il le reste jusqu’à la toute dernière. Je n’ai, je pense, jamais vraiment compris ce qu’être oppressé voulait dire avant d’aller voir ce film. Je n’avais jamais vraiment fait cette expérience et je remercie Jordan Peele de me l’avoir offerte.

Oui, c’est à ça que doit servir le cinéma, à nous donner l’expérience de choses que nous ne pourrions pas ressentir autrement. Et bordel de merde, il faut absolument que l’on ait plus de films tels que celui-ci pour éduquer l’humanité. Des films qui nous mettent réellement, totalement à la place des autres, à tel point que, quand les flics arrivent à la fin, on se dit plus « merde » qu’autre chose. Parce que, c’est fort à ce point-là.

Get Out parle de racisme ordinaire avec une élégance et un raffinement incroyable. Chaque scène est là pour nous mettre un peu plus mal-à-l’aise pour faire sentir au personnage sa différence. Ce sont toujours des petites choses, des petits gestes, des commentaires parfois anodins ou que l’on croit bienveillants. Mais tout de suite, ça prend une autre dimension quand on est du point de vue de celui qui les subit au quotidien. Non vraiment, ne serait-ce que pour ça, ce film est une perle qu’il faut IMPERATIVEMENT montrer à tous les abrutis qui ne pensent pas que ces petits harcèlements quotidiens n’ont pas leur importance.

Sauf que voilà, Get Out, ce n’est pas seulement ça. C’est aussi un excellent film d’horreur tout court ! L’histoire est chouette, les personnages sont forts, les rebondissements bien trouvés et l’ambiance est maîtrisée d’un bout à l’autre. Il y a peut-être un ou deux jump scare pas tout à fait nécessaires, mais dans l’ensemble, la peur est surtout créée par une ambiance générale. Une impression que quelque chose ne va pas, sans forcément qu’on puisse toujours mettre le doigt dessus… Un malaise. Et juste ça, ça fait de Get Out un film vachement plus intéressant que tous les films d’horreur qui se contentent un peu de mettre des jump scare à tout bout de champ.

C’est aussi un film qui sait être merveilleusement drôle à certains moments, un humour qui, en plus, n’est pas comme l’humour Marvel et vous plonge dans le film plutôt que d’essayer de s’en dédouaner. Et là encore, ça se pose au-dessus de bien des films qui sortent en ce moment.

A tous points de vue, la performance est donc magistrale à mes yeux. C’est du grand cinéma, un film exceptionnel qui mérite amplement tous les louanges qu’il a eu et, qui est, en plus d’utilité publique. Sans déconner, ça se pose là.

Je n’ai quasiment rien à lui reprocher. Même les rares jumps scares sont assez justifiés au final et j’ai du mal à voir ce qui aurait pu être fait autrement. Non, la seule et unique raison pour laquelle Get Out n’est pas mieux classé à mes yeux, c’est tout simplement parce que j’ai préféré les deux derniers films de la liste. Voilà tout. Des fois, il ne faut pas aller chercher plus loin.

 

Numéro 2 : Logan de James Mangold

Logan

Bon, vous l’attendiez celui-là, pas vrai ? Je pense que, si on faisait les tops de tout le monde, on finirait par le retrouver de manière un peu systématique. Un peu comme avec le film Dernier Train Pour Busan, l’année dernière, qui était au minimum cité dans absolument tous les tops que j’ai pu croiser.

Pourtant, je ne l’ai pas mis à la première place. Parce que j’ai quand même un regret vis-à-vis de ce film : je trouve qu’il y avait trop d’action et pas assez de scènes d’ambiance. C’est bête, mais je pense que le film ne va pas au bout de sa démarche. Dès qu’on a vu la bande annonce, on a su qu’il serait une révolution du genre, un incontournable pour les super-héros. On n’avait pas vu le film que c’était déjà clair et net. Mais finalement, il ne s’éloigne pas assez du genre à mon goût. Il me manque un peu trop quelque chose pour que je puisse me dire qu’il est réellement supérieur à tous les autres films que j’ai pu voir cette année.

Et ce que je lui reproche, c’est d’être trop allé dans l’action. Comme si le réalisateur avait eu peur de s’éloigner trop de ce qui faisait jusqu’à présent le cœur des films de super-héros. Je ne dis pas qu’il aurait fallu complètement l’éliminer, bien sûr. Je trouve juste qu’il y en a trop. Qu’on se focalise trop sur la poursuite et pas assez sur la relation entre les personnages. Et que ça aurait été infiniment plus fort et plus grandiose si ça avait été le cas. Et malheureusement, ce simple défaut (parce que clairement, c’est le seul), me pousse à laisser la première place à un autre film. Donc je m’excuse auprès de tous ceux qui auraient voulu le voir en tête de liste. Voilà.

Mais en dehors de ça, il n’y a pas à dire, Logan est une révolution et un film qui marquera les générations à venir. En fait, avec ce film, James Mangold vient tout simplement de mettre un pied dans la fourmilière. Disney essaie de nous ressortir en boucle toujours les mêmes films ? La formule Marvel devient la norme, à tel point que même DC commence à changer de stratégie (et à se planter royalement) ? Voilà Logan, un film qui se contrebalance du cahier des charges et qui, du coup, relance tout l’intérêt du public pour une saga en perte de vitesse.

Ce que nous prouve Logan, c’est que dans un univers étendu ou dans une saga, essayer de toujours reproduire le succès du premier opus en reproduisant sa formule, c’est idiot. Logan, en se posant comme un road movie sur la vieillesse, générationnel, bien loin des carcans de l’aventure super-héroïque, a passionné les foules et la critique. Et j’espère que les studios sauront en tirer la conclusion qui s’impose : il faut sans cesse se renouveler, prendre des risques.

Malheureusement, je ne sais pas si Disney saura accepter cette politique, eux qui passent tant de temps à recadrer leurs créateurs, quitte à entrer en bisbille avec eux. Mais quoi qu’il en soit, si Disney ne le fait pas, Disney finira par s’écrouler de l’intérieur et perdre de la vitesse malgré ses rachats pharaoniques. Car les autres studios, eux, je pense, ne gêneront pas pour innover afin de pouvoir concurrencer le géant. Et bien vite, les licences possédées par Disney s’essouffleront pour faire place à de nouvelles, possédées par d’autres et bien meilleures en termes de qualité.

Voilà le message, le changement que Logan nous apporte.

Et plus encore, c’est un excellent film, voire un film génial à certains égards. Les personnages sont magistraux, interprétés formidablement. Leurs relations sont fortes, touchantes, émouvantes. La quête des héros, le propos du film, la force des émotions. Non vraiment, c’est un film qui m’a touché, bouleversé même et qui est, en plus, beaucoup plus mon genre de délire que Get Out ou même Split. C’est même tellement mon genre que le roman que j’écris en ce moment raconte plus ou moins la même histoire (je l’écris depuis plusieurs années, c’est donc évidemment Logan qui m’a tout piqué, je tiens à le préciser… et je ne déconne pas, c’est tellement similaire qu’il y a quasiment les mêmes rebondissements aux mêmes moments… bref).

Non vraiment, Logan est un film magnifique. Pourvu qu’il permette de changer durablement le cinéma et que les studios en tirent les bonnes leçons…

 

Mention Spéciale : Que Dios Nos Perdone de Rodrigo Sorogoyen

Que Dios Nos Perdone

Voilà, on me l’avait beaucoup recommandé et je l’avais manqué à sa sortie, car il n’a pas été beaucoup distribué, mais j’ai pu le rattraper il y a quelques jours. Et c’est vraiment un excellent film que je vous conseille à tous. Comme je ne l’ai pas vu en salles, je n’ai pas pu vous en faire une critique, alors je profite de ce top pour en faire une rapide.

Que Dios Nos Perdone raconte l’histoire de deux flics à Madrid qui mènent l’enquête sur une série de viols et de meurtres de vieilles femmes esseulées tout en essayant de surmonter leurs problèmes personnels.

Le film est magnifiquement écrit, avec des personnages splendides, forts, à la fois hyper touchants et hyper justes. Il y a une ambiance très soignée, l’enquête est vraiment cool. Il y a un côté « policier réaliste » super bien mené (les gars, c’est pas les Experts, ça c’est sûr) et l’ensemble tient hyper bien. Si vous aimez les thrillers, foncez, ce film est fait pour vous. Il est tout simplement « humain » et ça, c’est appréciable.

Il n’est pas dans le top en partie parce que je trouve qu’il n’est pas suffisamment fort ou transcendant, qu’il se contente un peu, si on peut dire, d’être excellent. Il ne va pas vraiment au-delà de ce que j’ai déjà vu en la matière, il le fait juste exceptionnellement bien. Plus encore, ce n’est pas tout à fait mon genre de prédilection non plus.

Et puis, aussi, j’ai un souci de morale avec ce film, en ce qui concerne la relation entre le flic bègue et sa concierge. Est-ce qu’il n’y a que moi que ça gêne ? Et même temps, aussi glauque qu’elle soit, cette relation s’inscrit parfaitement dans l’univers du film et des personnages. Je ne sais vraiment pas quoi en penser…

Quoi qu’il en soit, je l’ai mis en douzième position et ce n’est pas pour rien. Si vous avez l’occasion de le voir, ne la ratez pas.

 

Numéro 1 : Miss Sloane de John Madden

Miss Sloane

Oui, parce que je n’y ai pas consacré ma plus longue critique afin de vous détailler ce que le film faisait si bien pour rien. Miss Sloane est pour moi le meilleur film de cette année pour la seule et unique raison qu’il est « parfait ». Il est maîtrisé d’un bout à l’autre, écrit avec subtilité, intelligence et brio, réalisé avec au moins autant de talent et je ne vous parle même pas du jeu des acteurs etc. Il y a évidemment un propos assez fort, plutôt intelligent et toujours d’actualité… ô combien d’actualité même. Et si cela ne suffisait, c’est tout simplement le meilleur twist de fin de l’année.

Parce que oui, cette année, on a eu le droit à un paquet de film à la fin « surprenante ». Il n’empêche que je l’avais deviné à chaque fois. Et je sais que certains ont pu deviner la fin de Miss Sloane à l’avance, la grande différence, c’est qu’ils ne m’ont pas dit que le film était mauvais pour autant. En fait, ils ont même plutôt été du genre à me dire que c’était très bien quand même. Alors que les films soi-disant à twist que j’ai pu voir cette année m’ont vraiment déçu à cause de ça. Et pour cause : dans Miss Sloane, le twist a du sens, il fait partie de la mécanique de l’œuvre et il est réellement logique de A à Z. En bref : si vous voulez apprendre à écrire un twist de la mort qui tue, allez voir Miss Sloane.

Je vais pas m’étaler trop longuement, parce qu’il vous suffit de lire ma critique pour connaître dans le détail comment fonctionne ce film et pourquoi il est si brillant. De mon côté, Miss Sloane est devenue l’une de mes nouvelles héroïnes, l’une de mes références. L’écriture du film est vraiment supérieure à tout ce qui a été fait cette année, même que Get Out ou Split, et je ne pouvais que le mettre au sommet de la pyramide. Et ce, alors que ce n’est même pas spécialement mon genre de film non plus à base.

Oui, Miss Sloane est pour moi le meilleur film de l’année, même si j’ai beaucoup hésité avec Logan. Mais finalement, j’ai décidé que le « sans défaut », comme dans le cas de Geostorm, devait l’emporter sur le coup de cœur. Cela-dit, sachez-le, le choix n’a pas été si facile à faire.

 

Conclusion :

Alors, quel bilan faut-il tirer de tout ça ? Cette année a-t-elle été une bonne année de cinéma ? Et bien, très honnêtement, j’ai envie de dire « pas tant que ça, mais c’est plutôt encourageant pour la suite ». En fait, je trouve que, de manière générale, les films ont été moins bons cette année que l’année dernière. Pour mon top 2016, j’avais eu beaucoup de mal à éloigner certains films de la liste. En tout, il y en avait 14 qui m’avaient vraiment marqués et il y avait eu Tu Ne Tueras Point, un grand film, une véritable claque cinématographique.

Mais cette année, il n’y a finalement que 6 films qui m’ont fait cet effet-là, et encore, le sixième n’aurait jamais dû se trouver dans un top. Et bien entendu, aucun vrai « grand film » non plus. De manière générale, il y a plus de films pour lesquels je me suis dit qu’ils étaient bons ou très bons, mais sans accrocher complètement ou qui avaient de trop gros défauts. Si je prends Wonder Woman ou La Planète des Singes : Suprématie, je ne me suis pas du tout dit, en allant les voir, qu’ils seraient dans mon top. J’ai eu beau les adorer sur le moment, je n’ai pas pu m’empêcher de penser qu’il en faudrait plus pour faire partie des dix élus. Et pourtant, ils sont là.

En fait, c’est en allant voir Thor Ragnarok que j’ai compris que cette année ne serait pas aussi bonne que 2016. Il était clair, à ce moment-là, que le film serait dans mon top par défaut, parce que je n’aurais pas trouvé suffisamment de meilleurs films pour l’écarter. Et j’ai beau adorer Thor Ragnarok, j’aurais voulu mettre un peu à mal cette formule Marvel qui commence un peu à se mordre la queue. J’espère sincèrement qu’ils commenceront à se renouveler pour les films suivant. Malheureusement, la bande annonce de Black Panther ou celle de Avengers : Infinity War ne me font pas spécialement penser qu’il y aura du grand changement dans l’air avant longtemps. Peut-être que je me trompe, mais c’est l’impression que j’en ai.

Cela-dit, tout n’est pas à jeter non plus dans cet année. Miss Sloane est vraiment un excellent film, qui est tout à fait au niveau de mes films préféré d’autres années que 2016, on ne peut pas toujours sortir des films de la trempe de Tu Ne Tueras Point non plus. Et surtout, ce que je vois dans les films qui m’ont marqué cette année, c’est qu’il y a du changement dans l’air.

Oui, s’il y a eu un mot d’ordre cet année, je crois que ça a été de chercher à revisiter, à révolutionner, à revoir les genres les plus éculés, à les renouveler. On le voit avec Wonder  Woman, Dunkerque ou Logan, il y a un vrai désir de faire autrement, de ne pas se contenter de ce qui existe. Ce n’est peut-être pas encore parfait tout simplement parce que l’on ne maîtrise pas encore tout à fait la technique justement. Mais j’ai l’impression que l’on entre dans une phase de transition. Le cinéma va peut-être beaucoup se renouveler dans les années à venir, donner un nouveau souffle à des genres qui commencent à arriver au bout de leurs possibilités.

Je ne peux évidemment pas prévoir l’avenir, mais je pense que ça va venir, oui. En tout cas, je l’espère. Est-ce que 2018 proposera de meilleurs films ou d’autres révolutions ? On verra bien !

 

Et voilà, c’était le Top 10 de mes films préférés sortis au cinéma en 2017. J’espère que la lecture vous a plu ! On se retrouve bientôt pour de nouveaux articles sur l’écriture ou l’édition, ou pour de nouvelles critiques et analyses de films. En attendant, je vous laisse, comme la dernière fois, la liste complète de cette année :

  1. Miss Sloane
  2. Logan
  3. Get Out
  4. Split
  5. Dunkerque
  6. Geostorm
  7. Thor Ragnarok
  8. L’Ascension
  9. La Planètes des Singes : Suprématie
  10. Wonder Woman
  11. Coco
  12. Que Dios Nos Perdone
  13. Star Wars : Episode VIII : Les Derniers Jedi
  14. Le Roi Arthur – La Légende d’Excalibur
  15. Power Rangers
  16. Rock’N Roll
  17. Spider-Man : Homecoming
  18. Zombillenium
  19. Barry Seal : American Traffic
  20. Detroit
  21. Quelques Minutes Après Minuit
  22. Le Grand Méchant Renard Et Autres Contes
  23. Tous En Scène
  24. La Momie
  25. John Wick 2
  26. Hitman & Bodyguard
  27. Ça
  28. Grave
  29. Kingsman : Le Cercle D’Or
  30. Life : d’Origine Inconnue
  31. The Circle
  32. Baby Driver
  33. Le Brio
  34. Le Merveilleux Jardin Secret de Bella Brown (sortie DVD uniquement)
  35. Les Gardiens de la Galaxie Vol.2
  36. Au revoir, là-haut
  37. HHhH
  38. Les Figures de l’Ombre
  39. Logan Lucky
  40. 120 Battements Par Minute
  41. Blade Runner 2049
  42. Beautiful Day
  43. La Grande Muraille
  44. Jumanji : Welcome to the Jungle
  45. Live By Night
  46. Seven Sisters
  47. La Colle
  48. La Tour Sombre
  49. Raid Dingue
  50. La Montagne Entre Nous
  51. Atomic Blonde
  52. Baywatch : Alerte à Malibu
  53. La Belle et la Bête
  54. Ghost In The Shell
  55. Chez Nous
  56. Conspiracy
  57. Sleepless
  58. The Birth Of A Nation
  59. The Lost City Of Z
  60. Valérian et la Cité des Mille Planètes
  61. Le Crime de l’Orient Express
  62. Justice League
  63. Alien Covenant
  64. Alibi.com
  65. L’Amant Double
  66. On l’appelle Jeeg Robot
  67. It Comes At Night
  68. Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Baltazar
  69. La La Land
  70. Le Manoir
  71. Neruda

Vu : Coco

Coco

Bonjour, bonjour !

Jeudi dernier, au cinéma, je suis allé voir Coco de Lee Unkrich et je ne peux que vous le recommander, même si ce film m’agace beaucoup.

Oui, Coco m’agace beaucoup. Il m’énerve, même. Il m’énerve parce que c’est ce genre de film hyper convenu, qui débarque avec ses gros sabots sans la moindre subtilité, ce genre de film où, si on connaît deux ou trois ficelles de scénario (et encore), on est capable de prévoir la fin quasiment réplique par réplique. Le genre de film où, vraiment, on se dit que c’est pas original et que c’est un peu abusé d’utiliser des ficelles aussi grosses… Et n’empêche que tu finis quand même en larmes, parce que, cherche pas, Pixar est plus fort que toi.

En tant qu’auteur, c’est très frustrant de voir ce genre d’œuvre. Parce qu’en tant qu’auteur, on a souvent ce défaut de vouloir faire quelque chose d’original, de se casser la tête pour surprendre le spectateur, pour créer des rebondissements, quelque chose de neuf avec des émotions fortes quand même : bref de prendre des risques. Mais Coco, c’est un rappel qu’on peut faire un film à 100% dans les clous, sans la moindre subtilité, sans se triturer la tête pendant trois heures sur chaque virgule… Et que ça marche à mort quand même.

Oui, les règles d’écriture ne sont pas là pour rien non plus et Pixar nous prouve une fois de plus son habilité à les manier pour vous tirer les larmes comme on traie une vache.

 

Que raconte Coco ? Tout simplement l’histoire de Miguel, un enfant mexicain qui rêve de devenir musicien, alors que toute sa famille a une aversion totale envers la musique. Pour eux, la musique, c’est le mal. Refusant son destin de cordonnier, Miguel décide d’aller, contre l’avis de ses parents, faire un concours de musique sur la place du village le jour de la fête des morts. Sauf que sa famille casse sa guitare et il doit donc en trouver une autre de tout urgence. Du coup, il vole celle d’un célèbre mariachi décédé… et se retrouve maudit.

Piégé dans le monde des morts, il va alors tout faire pour retrouver le seul ancêtre capable de lui donner sa bénédiction, afin qu’il puisse rentrer chez lui.

 

Je ne vous fais évidemment pas le détail du parcours, de pourquoi il doit retrouver cet ancêtre en particulier ou quoi : je vous laisse découvrir l’histoire par vous-même. Evidemment, je ne reviens pas non plus sur l’animation, qui est magistrale (comme toujours avec Pixar), l’univers visuel et coloré du film qui est vraiment trop cool, les musiques qui sont à la hauteur etc, etc. Je donne juste mon chapeau à l’animation de Mama Coco, qui est juste incroyable. Sans déconner, le personnage est tellement bien fait qu’il détonne par rapport à tous les autres… Bref.

Est-ce que c’est bien écrit ?

Oui, ne revenons pas là-dessus. C’est très, très, TRES classique par contre. Vous avez le droit à un voyage initiatique comme on les aime avec tant de rebondissements aux endroits prévus à cet effet, aux révélations bien préparées à l’avance… Vous pourriez ouvrir un exemplaire de « Comment écrire le scénario idéal d’Hollywood » et vous auriez précisément le scénario de Coco en tête. (Je pense d’ailleurs que l’ouvrage en question est Save The Cat… parce que oui, c’est à ce point flagrant… bref).

Mais quoi qu’il en soit, ça fonctionne. L’émotion a beau être placée pile à l’endroit où on l’attend, le fait est qu’elle est là et qu’elle est efficace. La fin est incroyablement émouvante (parce qu’étudiée pour) et tous les personnages ont leur rôle à défendre. La « bataille finale » est très rythmée… Bref, il n’y a rien à dire en fait. Oui, c’est très bien écrit. Peut-être un peu trop bien d’ailleurs, car, personnellement, je trouve que c’est un peu « sans âme ».

Je n’ai pas retrouvé l’originalité et l’inventivité qu’il y a généralement dans les autres Pixar et je trouve ça un peu dommage.

 

J’ai en effet, plusieurs problèmes avec ce film.

Le premier, c’est l’aversion de la famille de Miguel pour la musique. On a bien une explication au début du film, mais elle est un peu trop légère à mes yeux. Oui, il y a un ancêtre musicien qui a abandonné les siens et du coup… mort à tous les musiciens ? C’est pas un peu extrême comme réaction ? D’autant qu’ils vivent dans un endroit où il semble y avoir plein de musiciens plutôt sympathiques et donc plein de contre-exemples… Donc, pour commencer, j’ai du mal à croire au problème du personnage. Il semble complètement factice, créé de toute pièce pour justifier le scénario et ça, j’aime moyen, je vous l’avoue.

Ensuite, il y a le fait que les révélations sont beaucoup trop préparées. Vraiment beaucoup trop. Ce qui fait qu’on s’attend à tout à l’avance. Notamment parce que le film ne s’embarrasse pas de subtilité lorsqu’il s’agit de retenir certaines informations. Je pense en particulier à la scène de la grille, où Miguel refuse tout simplement d’écouter son ancêtre jusqu’au bout… Ce qui indique clairement au spectateur qu’une révélation va avoir lieu. Et il ne faut pas une grande intelligence pour deviner quoi, franchement.

Et puis, il y a cette histoire des deux histoires du début. En gros, Miguel commence par vous raconter l’histoire de sa famille, puis il parle de l’histoire du héros du village. Sans déconner, vous entendez les deux histoires quasiment l’une après l’autre et il absolument impossible pour un être humain normalement constitué de ne pas faire le lien entre les deux. Ce qui fait que Miguel, qui ne voit visiblement pas l’éléphant dans la pièce, parait complètement idiot au début du film : même s’il se rend finalement assez vite compte de la relation entre les deux histoires, il n’est absolument pas crédible qu’il n’ait pas fait le rapprochement plus tôt. Au contraire, il aurait même été vachement plus intéressant de commencer avec un personnage qui croit déjà dur comme fer à ce lien entre les deux histoires.

Mais encore une fois, si on suit le manuel du parfait petit scénario, difficile de prendre un tel risque. Et évidemment, ce problème particulier ne s’arrête pas là du tout. Mais je ne vais pas aller plus loin pour ne pas vous spoiler trop.

Et le pire, c’est que, comme tout est attendu, tout est convenu, le film ne se permet pas non plus d’aller vraiment au bout de son propos. En y réfléchissant, je trouve que les dernières révélations concernant la famille de Miguel sont insatisfaisantes. Elles vont directement dans le sens du consensuel, du « tout le monde est content à la fin et c’est cool, même si c’est pas forcément très logique ».

Prenez par exemple la fin de Vice Versa. Bordel, les risques pris étaient énormes ! Non, les personnages n’arrivaient pas à sauver tout le monde et surtout pas l’enfance de la petite fille ! Mais c’était justement ça le plus fort. Le film allait au bout de son idée : la petite fille grandissait et devait se construire sur de nouvelles bases. Voilà une fin pas consensuelle mais ô combien juste.

Le problème avec Coco ? C’est qu’à la fin, il n’y a aucune surprise. Les gentils ont gagné, les méchants ont perdu et tout le monde est réconcilié : et voilà tout. Et je n’aurais pas dit que c’était un problème s’il n’y avait justement pas eu, dans le film, clairement la possibilité de ne pas tomber dans le panneau du tout : il aurait alors fallu que Miguel et sa famille aient eu raison depuis le début sur l’ancêtre musicien.

Parce que oui, réussir à s’affranchir d’un passé vrai, mais odieux, c’est vachement plus fort que de découvrir qu’en fait, il n’y avait pas vraiment de raison de s’en vouloir au début. Mais bon, dans le petit bouquin du parfait petit scénario d’Hollywood, il n’y avait sûrement pas marqué qu’il fallait prendre de tels risques pour transcender son public.

 

Alors finalement, faut-il aller voir Coco ? Oui, évidemment. C’est vraiment super, vous adorerez sans aucun doute et n’oubliez pas vos mouchoirs parce que, bordel, comme tire larme, ça se pose là. Mais bon, personnellement, je garde une rancœur envers ce film qui aurait dû être génial et qui se contente d’être le petit film parfait pour enfant comme on s’y attendait.

Et venant de Pixar, c’est un acte manqué.

Je ne dénie pas la qualité du film, je serais même plus que ravi, un jour, de produire des œuvres de cette qualité moi-même. Mais je ne peux m’empêcher d’être frustré, terriblement frustré.

Vu : Jumanji : Welcome to the jungle

Jumanji Welcome To The Jungle

Bonjour, bonjour !

Lundi dernier, au cinéma, je suis allé voir Jumanji : Welcome to the Jungle de Jake Kasdan et j’ai plutôt passé un bon moment.

Bon, je vous le dis tout de suite, si vous comptez retrouver la magie du premier opus avec Robin Williams, vous n’y êtes pas du tout. Le film n’essaie même pas, à un seul instant, de s’élever au niveau du premier et assume immédiatement son côté « suite débile ». Et c’est d’ailleurs le principal problème si vous voulez mon avis. J’ai l’impression que tant les producteurs que le réalisateur ont été trop effrayé par le monument qu’est Jumanji et ont décidé de se faire tout petit derrière, au lieu de chercher à créer un truc du même niveau et prendre le risque de se planter royalement.

Cela-dit, attention, le film est loin d’être complètement stupide pour autant et est même plutôt réfléchi par certains aspects. Ce que je veux dire, c’est que le premier Jumanji, c’était un film avec du mystère, de l’aventure, de la magie, du propos, des émotions fortes et du Spielberg qui dégouline de partout. Bref, c’était un film pour enfant avec tout ce que ça représente…

Là, non, pas vraiment. La magie est globalement éliminée au profit de gags. Tout l’aspect « tambours » est rapidement relégué au second plan. Pour tout vous dire, le premier personnage à se faire aspirer dans le jeu n’est même pas développé… Alors qu’Alan Parish, il était très situé. Idem pour les autres enfants. Même l’aventure des héros manque des énigmes du premier, de la fantasie dans l’imagerie, les épreuves à traverser… Non vraiment, il n’y a aucune comparaison à faire entre les deux, ça n’est pas possible. Il y a un monde entre Jumanji et Welcome to the Jungle.

Pourtant, et je veux le souligner, le film est loin d’être idiot et propose même son propre univers qui, quoi que moins fort et moins travaillé, reste assez chouette quand même.

Donc, si vous avez raté les bande annonces, Jumanji : Welcome to the Jungle est la suite de Jumanji. Le jeu est retrouvé sur une plage en 1996 (rapport à la fin du premier film) et se retrouve transformé en jeu vidéo pour s’adapter à l’époque parce que… parce que ! A partir de là, plusieurs jeunes personnages vont tomber sur le jeu et se retrouver aspirés dans l’univers de celui-ci. Campés dans le corps des aventuriers qu’ils sont censés incarner, ils vont devoir finir le jeu afin de pouvoir sortir et retrouver le monde réel. Une aventure qui leur apprendra évidemment pas mal sur eux-mêmes… et sur les logiques de jeu-vidéo.

Car oui, premier point fort du film, c’est tout l’aspect jeu vidéo. Je crois bien que c’est le premier film que je vois qui se moque bien du jeu vidéo en tant que tel et ne se contente pas d’en ressasser les mêmes clichés. J’adore notamment la façon dont les PNJs sont traités, comment ils se retrouvent à devoir manger pour regagner des forces, toutes les conneries avec les forces et les faiblesses complètement absurdes ou encore la physique pas toujours réaliste du tout. Le sac à dos étant évidemment le plus épique.

Le film se moque de tout ça avec amour pour le jeu vidéo et le fait bien. Beaucoup de scènes sont à hurler de rire principalement parce qu’elles jouent sur ces logiques absurdes. C’est pas tout parfait non plus, et il y a quelques erreurs un peu dommages, mais dans l’essentiel, ça fait vraiment rire et plaisir à voir.

De même, les personnages sont finalement assez bien traités. Evidemment, Jack Black est énorme, mais même les autres sont aussi assez bien trouvé et ont tous un parcours initiatique plutôt intéressant, tous quelque chose à apprendre. Sans parler de quelques moments assez intelligents et fort, notamment lorsqu’ils se rendent compte que la cinquième roue du carrosse est là depuis vingt ans…

Et mieux encore, cette évolution n’est ni naïve, ni stupide. Le jeu mettant chaque fois nos héros à l’épreuve comme il le faudrait. Et c’est donc plutôt bien pensé dans l’ensemble.

Pourtant, pourtant… ça va pas vraiment au-delà. Le film est très classique dans sa narration, voire très prévisible parfois. Quand on vous parle de « pièce manquante » ou quand on vous dit qu’il faut dire « Jumanji » pour lever la malédiction… vous savez à l’avance à quoi certaines scènes vont ressembler. Et certains moments d’émotion sont volontairement cassés par des blagues pas forcément nécessaire… quoi que, ce baiser était vraiment très drôle.

Bref, l’ensemble reste sur une formule de comédie qui marche bien et qui ne prend pas beaucoup de risques. Malgré de bonnes intentions, je trouve que malheureusement, il y avait le potentiel d’aller bien plus loin que juste dans la « pure comédie ». C’est un film sympathique oui, pas forcément désagréable à regarder… mais encore une fois, rien à voir avec Jumanji

Et d’un seul coup, me voilà pris de nostalgie : ça fait longtemps que j’ai pas vu un film dans le style de Jumanji en fait…