Chers auteurs, vous allez en chier !

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Trumbo5

Voilà, dans mes articles précédents, j’ai défini le plus clairement possible ce dont parleraient mes conseils d’écriture et à qui ils s’adressaient, ainsi que l’intention avec laquelle je voulais donner mes conseils : le sens exact de ceux-ci.

J’ai défini une histoire comme une suite d’événements liés les uns aux autres d’une manière ou d’une autre. J’ai établi que nous racontions des histoires parce que nous souhaitons transmettre des expériences émotionnelles à notre prochain. J’ai décrit le récit comme une histoire magnifiée, construite et narrée spécifiquement pour faire ressentir des émotions, une histoire dont les événements qui la composent sont des prétextes à l’émotion et non l’inverse : des œuvres d’art. J’ai dit qu’un bon récit était un récit qui parvenait à recréer précisément chez son public les émotions souhaitées par l’auteur. J’ai défini l’auteur comme l’écrivant qui est prêt à surmonter toutes les épreuves et à travailler pour aboutir son projet d’écriture, quel qu’il soit. Et j’ai expliqué que son travail consistait essentiellement à construire des émotions à partir de rien, à concevoir des mensonges élaborés afin de faire ressortir l’émotion de son récit.

Naturellement, je souhaite que vous ayez tout cela bien en tête lorsque je commencerai à entrer dans le vif du sujet et c’est pourquoi j’ai pris le temps de théoriser tout cela. Et cependant, je veux aussi que vous vous rappeliez qu’il s’agit bien évidemment de ma vision des choses, de mon interprétation de ce qu’est et de ce que doit être l’écriture. Aussi argumentée et construite que soit ma position, je n’ai pas la prétention de dire qu’elle est universelle. Il existe, je le sais, d’autres conceptions des choses, d’autres manières de considérer une histoire, un récit ou même d’évaluer ce qu’est un bon récit. Et en aucun cas ma vision des choses est meilleure ou pire que l’une ou l’autre de ces théories concurrentes.

En réalité, je veux même vous inviter, quelque part, à consulter ces autres théories, à vous renseigner sur elles. Peut-être seront-elles trop éloignées de vous, peut-être vous rebuteront-elles. En fait, j’ai même espoir qu’après les avoir toutes consultées, vous vous rangerez à mes côtés et choisirez de suivre mes conseils, ma méthode, ma vision.

Pourtant, de mon expérience, je sais aussi que voir les choses sous un autre angle, en adoptant le point de vue de quelqu’un d’autre, permet, in fine, de mieux appréhender ce que l’on cherche à comprendre. Cela peut nous permettre de mieux définir notre propre vision des choses, d’ajouter à notre théorie des éléments auxquels on n’aurait pas nécessairement pensé avant.

En somme, donc, plus vous vous renseignerez sur d’autres théories que la mienne, meilleur auteur vous serez. C’est aussi simple que cela. Et je vous enjoins donc à ne pas vous contenter de mes conseils, aussi complets puissent-ils être (ou paraître).

 

De la même manière, avant de passer aux choses sérieuses, je me dois de vous avertir quant à la façon dont vous devez recevoir mes conseils.

Au cours de ces conseils, je vous l’ai dit dans mes précédents articles, je vais tâcher de vous enseigner des techniques, des méthodes, des règles de l’écriture. Je vais essayer de vous donner tous les trucs que je connais ou auxquels je pourrais penser pour vous aider à écrire. Néanmoins, en aucun cas vous ne devez considérer que, parce que votre projet ne tient pas compte de telle ou telle règle, de telle ou telle méthode, il est mauvais et doit être corrigé ou réécrit.

Certes, ces méthodes, ces principes, ces astuces sont très utiles pour écrire de bons récits et, de manière générale, suivre ces conseils à la lettre devrait vous permettre d’aboutir à d’excellents projets. Néanmoins, ce n’est pas parce que vous les utilisez que votre récit sera bon non plus.

Je m’explique.

Les conseils que je vous donne, au final, ne sont jamais plus que des outils destinés à vous aider à parvenir à vos fins. Et comme tous les outils, certains vous seront utiles, d’autres, au contraire, vous seront inutiles. Cela dépendra du projet auquel vous voulez aboutir. Et c’est à vous de faire la part des choses entre ce qui pourra vous aider à améliorer votre récit et ce qui, au contraire, vous sera parfaitement inutile, voire même, pourra causer du tort à vos intentions de départ. C’est à vous, et à vous seul, de savoir où vous voulez aller et ce qui vous servira ou non pour vous y rendre.

Pour prendre un exemple plus concret, si je vous dis qu’un conflit pourra renforcer la tension dans votre scène, la dynamiser, cela ne veut pas dire qu’une bonne scène doit nécessairement comporter un conflit. Peut-être votre scène est-elle déjà suffisamment dynamique. Peut-être, au contraire, voulez-vous créer une scène calme. En ce cas, rajouter un conflit dans celle-ci ne servira pas votre intention et sera donc préjudiciable.

Je veux que vous compreniez bien que tout ce que je fais réellement, c’est vous dire : telle technique a tel effet, telle astuce provoque telle émotion, telle réaction chez le spectateur. Mais encore une fois, ce ne sont que des outils. A vous de voir quels effets vous intéressent, quelles émotions et réactions vous voulez provoquer. A vous de savoir ce que vous cherchez à faire et quel outil utiliser pour y arriver. Je vais d’ailleurs m’efforcer de décrire un maximum de cas de figure différents et d’outils. Parfois, plusieurs outils permettent d’aboutir au même résultat : à vous de choisir celui qui vous correspond le mieux. D’autres fois, certains outils sont parfaitement incompatibles entre eux : à vous de les sélectionner avec soin.

Tout ce que je peux vous dire, de mon côté est : voici ce qui fonctionne et comment ça fonctionne. Le reste dépend entièrement de vous.

Et surtout, n’oubliez jamais : que ce soit dans votre travail d’écriture ou même lorsque vous jugez le travail de quelqu’un d’autre, ne le faites jamais à travers le prisme des règles ou des principes que je vais vous donner. Encore une fois, au risque de me répéter, ce n’est pas la technique qui rend le récit bon, c’est l’efficacité avec laquelle il répond à l’intention de l’auteur. Ce n’est qu’une fois que l’on a constaté que le récit ne parvient pas à répondre à ces intentions que l’on peut alors commencer à se poser la question « quelle technique pourrait être employée pour l’améliorer ? », pas avant.

 

Si toutes ces notions sont claires pour vous, si ces avertissements que je viens de donner quant à la meilleure façon de recevoir mes conseils à venir sont parfaitement compris, alors c’est que vous êtes prêt. Vous êtes prêt à vous lancer dans la fastidieuse lecture de mes articles et à recevoir les conseils dont ils seront garnis. Vous êtes prêt à vous lancer dans cette formidable aventure qu’est l’écriture. Vous êtes prêt à mener votre projet à bien.

Ou du moins, vous êtes presque prêt.

Car, avant de commencer à proprement parler, il me reste une dernière question à soulever, beaucoup plus terre à terre que les précédentes, j’en ai bien peur.

Au fait, qu’est-ce que ça représente exactement, en termes de temps, de travail, d’énergie, de réaliser un projet d’écriture ?

Oui, jusqu’à présent, je n’ai fait que théoriser sur l’écriture et le travail de l’auteur. J’ai tenté d’en expliquer la nature, le fondement, les principes de base, l’intérêt. Mais qu’en est-il de la réalité du métier d’auteur ? Que doit-il faire au jour le jour pour arriver à ses fins ? Quelles sont les difficultés qu’il rencontre, les facilités ? Bref, qu’est-ce que ça représente concrètement d’écrire un projet, quel qu’il soit ?

Et bien, pour commencer, laissez-moi vous dire que, si vous avez décidé de vous lancer dans un projet d’écriture… vous allez en chier. Vous allez même sévèrement en chier.

Si vous avez en tête l’image d’un métier facile, agréable, où l’on reste assis sur son canapé en pianotant sur le clavier au gré de l’inspiration, laissez-moi vous dire que vous vous trompez royalement. Et si certains, à la télévision ou autre, vous font croire des choses pareilles, c’est soit qu’ils mentent, soit qu’ils ne sont pas auteurs du tout et ne connaissent finalement rien à l’affaire.

Mener à bien son projet d’écriture, c’est travailler d’arrache-pied pendant des semaines, des mois, lorsque ce n’est pas des années ou des décennies entières en demandant à son cerveau une concentration hors norme dont vous sortirez systématiquement aussi rincé que si vous aviez couru le marathon. Ecrire demande un effort de réflexion, d’imagination, de création, de visualisation, d’anticipation permanent auquel votre organisme ne survivra pas sans pause. La plupart des auteurs que je connais vous le diront, plus d’une demi-journée à ce régime et ils exploseraient, tout simplement.

Et là encore, je ne parle que de la rédaction en elle-même, c’est-à-dire de la partie « plaisante » du métier, celle où on crée, où on peut un peu se laisser porter par les mots. Ensuite, il faut retravailler, sans cesse retravailler. Reprendre le texte, le couper, le réécrire, le revoir, le synthétiser sous plusieurs formes pour avoir une meilleure vue d’ensemble, l’analyser sous toutes les coutures pour s’assurer qu’on n’a rien oublié, qu’on ne peut pas aller plus loin, faire mieux.

Votre premier jet ? Aussi satisfait que vous puissiez en être, vous pouvez déjà l’oublier. Il n’en restera rien, ou presque rien une fois que vous en aurez fini. Oui, admettons-le tout de suite : un premier jet est toujours, systématiquement, nul. C’est une constante en écriture et le plus tôt vous l’accepterez, le mieux ce sera pour vous, croyez moi. Les livres que vous lisez, les films que vous voyez, les jeux auxquels vous jouez… ce sont généralement des 4ème, des 5ème, voire parfois des 6ème versions (quand ce n’est pas plus). Et encore, est-ce que vous considérez réellement que tout ça est au niveau ?

Il n’y a pas de secret, si vous voulez écrire quelque chose de bien, quelque chose qui corresponde réellement à ce que vous aviez en tête lorsque vous avez imaginé votre histoire, il va vous falloir travailler, trimer pendant un long moment avant d’obtenir quelques maigres résultats. Et plus vous travaillerez, plus votre récit sera bon.

Oubliez ces notions de spontanéité, d’inspiration, ou même d’originalité, d’univers de l’auteur ou autre. Tout cela, c’est bien beau, mais ça ne vous aidera pas à écrire votre chef d’œuvre. Pour ça, il va au contraire falloir que vous décortiquiez votre récit au point que celui-ci n’ait plus le moindre secret pour vous, au point que vous en soyez malade et que vous n’ayez même plus la force d’y trouver le moindre intérêt. Il va vous falloir couper les scènes que vous préférez, retirer les personnages que vous adorez, parce que vous vous rendrez compte, en fin de compte, que tout ça gêne la narration du récit plus qu’autre chose. Pour aller au bout de cette aventure, réellement au bout, il vous faudra prendre un tel recul sur votre travail que vous serez capable d’effacer tout ce que vous avez écrit la veille sans la moindre concession.

Mener un projet d’écriture à son terme, c’est écrire le texte, puis le reprendre, le reprendre encore, et encore, et encore. Et c’est aussi trouver la force de le faire même lorsque vous en avez marre, même lorsque le projet vous a tellement vidé de votre énergie que vous n’avez plus qu’une envie : passer au suivant.

Pire encore, c’est un travail que vous ferez le plus souvent seul, dans votre coin. Vous passerez, des heures, des jours, peut-être même des semaines entières à ne voir personne d’autre que vous-même. L’écriture est un travail particulièrement solitaire et il faut être prêt à affronter cette solitude. Personne pour vous encourager, personne pour vous épauler lorsque vous rencontrez une difficulté…

Et je ne parle pas bien sûr de toutes ces personnes qui seront amenées à lire votre travail alors que celui-ci ne sera pas totalement achevé. Qu’il s’agisse d’éditeurs, de producteurs, ou même d’amis censés vous apporter leur concours, tous se feront un malin plaisir de prendre tout ce que vous avez mis tant de temps à construire et de le démonter point par point pour vous expliquer en long, en large et en travers tout ce que vous avez mal fait. C’est même pire que ça : vous vous rendrez compte avec horreur qu’ils ont parfaitement raison et qu’il faudra tout recommencer, encore, et encore…

Combien de temps prend tout cela ? Ça dépend, autant de l’auteur que du projet j’ai envie de dire. Mais quoi qu’il arrive, ça se compte en mois – au grand minimum. Personnellement, j’ai mis 6 ans aboutir mon premier projet de roman. Le second me demande moins, car j’ai gagné en expérience, mais je m’approche tout de même de trois années de travail. Même si ce ne sont pas des années pleines et que j’ai alterné avec d’autres projets, le temps que j’ai pris pour laisser le projet reposer était tout aussi nécessaire que le reste, croyez-moi.

Alors oui, lorsque vous vous lancez dans un projet d’écriture, quel qu’il soit, ne vous dites pas que vous aurez fini dans les trois mois à venir, ça n’arrive tout simplement jamais, même si vous ne faites que ça de vos journées.

Ah, vous avez peut-être dans l’idée que certains projets sont plus faciles que d’autres ! Après tout, qu’est-ce qu’une petite nouvelle face à une trilogie de romans ? Bien sûr, ça vous prendra sûrement moins de temps en fin de compte, parce que la rédaction en elle-même compte moins de mots, moins de caractères. Mais pour le reste ? Vous pouvez toujours courir ! Le travail sera le même. Et encore ça pourrait même être pire ! Je connais des auteurs qui n’ont aucun mal à vous écrire un roman en six mois, mais qui mettrons deux ans à parachever leur nouvelle : tout dépend de leur expérience en la matière et du format avec lequel ils ont personnellement le plus de facilité.

En tant qu’auteur, on a aussi toujours l’étrange impression, lorsqu’on commence un nouveau projet, que celui-ci sera moins difficile que le précédent, qu’il ira plus vite, parce qu’on l’a bien en tête ou qu’on a appris du précédent. C’est un travers que j’ai moi-même. Bien entendu, ce n’est qu’une chimère, chaque nouveau projet sera aussi difficile, sinon davantage que le précédent. Chaque nouveau projet d’écriture représente systématiquement un nouveau défi en soi, demande de nouvelles compétences, d’employer de nouvelles techniques que vous ne maîtrisez pas encore. Chaque fois, vous allez très, très vite déchanter et replonger dans le rythme de travail du projet précédent.

Et vous voulez savoir le pire dans tout ça ? Le plus dérangeant et le plus frustrant ? Vous n’arriverez jamais à vos fins. Vous ne parviendrez jamais, quoi qu’il arrive, à recréer parfaitement ce que vous avez en tête. Vous ne pourrez jamais faire que vous en approcher, n’en donner qu’un vague aperçu à votre public. Au fil des versions, vous affinerez votre travail, vous l’améliorerez toujours un peu plus. Mais la vérité, c’est qu’on pourrait toujours l’améliorer, le reprendre, le retravailler. Si on voulait réellement aller jusqu’au bout du projet, si on voulait réellement le faire sérieusement : on aurait tout simplement jamais fini de l’écrire. Une vie entière n’y suffirait pas.

Et au final, peu importe le chef d’œuvre que vous aurez écrit, peu importe les louanges qu’on vous servira (si jamais on vous en sert), il restera toujours au fond de vous une part d’insatisfaction, une part de vous qui ne pourra s’empêcher de penser : « ce n’est pas encore tout à fait ça… ». Etre auteur c’est aussi savoir, quelque part, ne pas trop se focaliser sur les défauts de ce que l’on a écrit et d’en accepter les qualités tel quel. Car si vous passez trop de temps à vous morfondre sur vos échecs inévitables, vous finirez tout simplement par perdre toute volonté d’écrire.

En fait, il n’existe qu’une seule règle qui peut déterminer le temps et l’énergie que vous demandera un projet d’écriture : l’attachement que vous avez à celui-ci. Plus vous aurez envie de le soigner, plus vous y passerez du temps, plus vous chercherez à le travailler et à le retravailler, plus vous ferez de versions pour vous assurer de sa qualité. A l’inverse, si un projet vous motive moins, vous vous contenterez plus facilement d’une version qui aurait peut-être nécessité quelques révisions. A vous de voir, alors, quels sont les projets qui vous interpellent le plus, ce sur lesquels vous vous sentez de fournir le plus de travail, ceux qui vous tiennent le plus à cœur ; et ceux pour lesquels vous vous contenterez d’une qualité moindre, suffisante pour le peu que vous vouliez en tirer.

 

Donc oui, je préfère vous le dire dès maintenant : écrire est loin d’être simple. C’est un travail, un véritable travail. Un vrai métier qu’il ne faut pas prendre à la légère. Un métier avec des activités que l’on aime plus ou moins, qui sont plus ou moins intéressantes, mais par lesquelles il faut nécessairement passer. Bien entendu, ce n’est pas non plus plus dur que d’autres métiers et bien moins dangereux que beaucoup d’autres. Il n’empêche, si vous perdez de vue cet aspect des choses, vous risquez fort d’être déçu. Et il est important, lorsqu’on se lance dans de tels projets, d’être bien conscient de l’investissement que cela représente.

Cependant, c’est un métier, et la bonne nouvelle, c’est que, comme tout métier, on peut l’apprendre. Ecrire, c’est vraiment à la portée de tout un chacun, pour peu que l’on ait la volonté de s’y mettre et d’acquérir les compétences nécessaires. Oubliez ces notions de talent, d’imagination débridée ou quoi que ce soit de ce style. Certes, ceux qui en ont auront plus de facilités que les autres. Mais tout cela, ce n’est rien que le travail ne puisse remplacer. Et même les plus talentueux des auteurs doivent travailler d’arrache-pied pour réaliser leurs chefs d’œuvre. Je vais même vous dire quelque chose d’assez simple : écrire, c’est un exercice comparable au sport ou à la musculation. Plus vous le pratiquez, plus vous prenez le temps d’écrire des histoires, plus cela vous vient naturellement, plus avez de facilités à imaginer, à construire des récits et donc, finalement, plus vous avez de talent.

Mais apprendre à écrire, la bonne nouvelle, c’est que n’importe qui, vraiment n’importe qui, peut le faire. C’est à la portée de tout un chacun, même si vous n’avez jamais écrit une ligne de toute votre vie, il n’est pas trop tard pour commencer. Je ne vous le cacherai pas, il vous faudra du temps pour arriver à un niveau professionnel. Néanmoins, sachez que c’est parfaitement possible, tant que vous êtes prêt à faire ce qu’il faut.

Que faut-il faire ? Et bien, pour commencer, vous pourriez peut-être lire des ouvrages ou des articles qui vous donnent des conseils en la matière comme je compte le faire. Néanmoins, je ne conseillerais pas vraiment de commencer par là. Au départ, ce qu’il vous faut surtout faire, c’est prendre l’habitude d’écrire, d’imaginer des histoires. Et pour cela, il n’y a pas de secrets : commencez par pratiquer, le plus régulièrement possible. Participez à des ateliers, des forums, n’hésitez pas à répondre à des appels à textes. Les fanfictions sont aussi d’excellentes écoles : ne négligez jamais l’exercice ou même le genre. Plus vous le ferez, moins vous aurez de difficultés à écrire. N’oubliez pas de lire, de jouer à des jeux-vidéos, de regarder des films, des séries ; bref, consommez autant d’histoires que vous pouvez pour en apprendre le langage spécifique.

Ensuite, lorsque vous commencerez à être plus rôdé, à avoir un peu de bouteille, vous pourrez vous intéresser à la théorie pour approfondir votre démarche.

Si vous commencez par là, très honnêtement, j’ai peur que vous vous perdiez dans une approche trop abstraite des choses, trop détachée de la réalité. Et d’ailleurs, peu importe tous les conseils que vous pourrez lire, toutes les théories que vous pourrez ingurgiter. Aucune théorie ne pourra vous donner les bonnes habitudes d’écriture et vous donner l’autodiscipline nécessaire à la pratique du métier. C’est quelque chose que vous devrez expérimenter par vous-même.

 

Alors finalement, que faut-il réellement pour être un auteur ? Il faut de la volonté, beaucoup, beaucoup de volonté. Une volonté de fer. Armez-vous de volonté, de détermination et alors seulement, vous aurez une chance d’arriver au bout de l’aventure d’une manière ou d’une autre. C’est un métier qui est surtout difficile sur le plan moral : j’ai parlé de la solitude ou des critiques que l’on peut recevoir, mais n’oubliez pas aussi de considérer le nombre cuisant d’échecs que vous serez amenés à devoir surmonter. Il faut réellement avoir la force de passer outre tout cela pour atteindre son objectif.

Je ne dis pas tout cela pour vous décourager, bien au contraire. Je voulais seulement vous prévenir, si vous ne le savez pas déjà. Mais une chose est sûre en revanche : si vous avez la volonté d’aller jusqu’au bout, rien ne vous arrêtera.

Car oui, j’ai beau dire tout cela, c’est tout de même le métier que j’ai choisi. Et lorsque vous aurez votre premier écrit achevé entre les mains… vous comprendrez.

Et maintenant, il ne me reste plus qu’à, enfin, entrer dans le vif du sujet et à vous donner de vrais conseils d’écriture, à réellement développer ma théorie.

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3 réflexions sur “Chers auteurs, vous allez en chier !

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